Un biohacker contraint par les autorités de désactiver le laissez-passer implanté dans sa main

Le gouvernement de la Nouvelle-Galles-du-Sud a désactivé un laissez-passer de transit qu’un utilisateur a implanté dans son propre corps. C’est une décision que le biohacker autoproclamé dit vouloir contester au tribunal. Le biohacker Meow-Ludo Disco Gamma Meow-Meow qui est le cofondateur d’un espace biohacking à Sydney appelé BioFoundry a retiré la puce de la carte de transit.

Il l’a ensuite enveloppé dans du plastique et l’a intégré dans sa main gauche en avril 2016 rapporte le Sydney Morning Herald.

Les autorités de la Nouvelle-Galles-du-Sud, un état de la côte est de l’Australie, où vit Meow-Meow, ont immédiatement promis d’annuler la validité de la carte. Ils ont notamment cité des règles selon lesquelles les cartes ne pouvaient pas être altérées.

Pure folie ou une idée révolutionnaire, découvrons l’histoire insolite de ce biohacker.

L’idée farfelue (ou de génie) de Gamma Meow-Meow

Les biohackers peuvent être des fans d’implants, mais ils ne peuvent pas légalement mettre des implants électroniques sous leur peau.

En Australie, un spécialiste du bodyhacking a même été obligé par les autorités locales de désactiver un élément électronique qu’il a lui-même planté au niveau de sa main.

Estimant cette injonction injustifiée, le biohacker veut poursuivre le gouvernement de la Nouvelle-Galles-du-Sud pour avoir désactivé son laissez-passer de transit. Pour insérer le laissez-passer sous sa peau, il a découpé la puce de sa carte de voyage, l’a enveloppée dans du plastique biocompatible et a demandé à un expert de l’enfoncer dans sa main gauche.

Les raisons de la désactivation du laissez-passer

Lorsque les nouvelles concernant l’implant de Gamma Meow-Meow ont été rendues publiques, les autorités de transport ont dit que la carte serait désactivée. Cela est justifié par le fait que la falsification ou la modification des cartes étaient une violation de leurs conditions d’utilisation.

La puce n’étant pas enregistrée au nom de Meow-Meow, il a pu l’utiliser pendant près d’un an avant que Transport for NSW ne la désactive plus tôt cette semaine.

Meow-Meow a expliqué qu’avant que la puce ne soit désactivée, il pouvait l’utiliser en glissant sa main sur les lecteurs des différents modes de transport public des villes. TfNSW a éteint la carte juste après le retour de Meow-Meow en Australie suite à une convention de cyborg aux États-Unis. Meow-Meow, qui a dit qu’il a deux autres implants dans son corps, a promis de porter l’affaire devant les tribunaux. Il dit que TfNSW a violé son contrat et a annulé illégalement la carte.

Le biohacker veut porter cette affaire en justice, mais avant, il doit d’abord comparaître devant un tribunal de Sydney pour contester une amende de 200 $ pour avoir pris le train sans billet valide.

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