Un député français propose de taxer les internautes… à chaque connexion sur un réseau social

Les réseaux sociaux sont une partie non négligeable de l’internet mondial. Avec des milliards d’utilisateurs, toutes les utilisations sont possibles pour les internautes – promouvoir une société, un produit, sa propre image, son contenu culturel (ou non), diffuser des idées, militer… Autant dire que ces derniers passent un temps considérable sur les réseaux sociaux à publier du contenu – et sont un moyen pour Facebook, Twitter et consorts de s’enrichir. Mais ce temps injecté sur la toile se fait notamment au détriment de la télévision, de plus en plus délaissée par les Français face à un contenu proposé jugé de basse qualité.

Pour faire face à cela, un député français du MoDem en Meurthe-et-Moselle propose une solution… bien étrange.

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Comme l’explique Next Inpact, qui a repéré l’information, Laurent Garcia souhaite taxer les internautes français pour chaque connexion sur un réseau social.

Une idée qui risque d’avoir du mal à passer

C’est une idée farfelue qu’a proposé un député du MoDem – idée qui risque de ne jamais être appliquée.

Selon Laurent Garcia, il est nécessaire de taxer chaque français se connectant sur un réseau social. L’homme propose tel projet face au désintérêt grandissant des internautes pour la télévision, dont le coupable tout désigné n’est autre qu’internet. Il faut dire que sur la toile, chacun est libre de choisir ses programmes, aussi bien du contenu gratuit qualitatif sur YouTube ou Netflix avec son abonnement illimité.

Ce n’est pas pour rien si Salto est né :  combattre la dominance du géant américain de la SVOD.

C’est face à une possible suppression de la CAP (contribution à l’audiovisuel public) que le député du MoDem propose cette taxation “Certains concitoyens demandent une suppression de la CAP car ils considèrent que les programmes proposés ne sont pas à la hauteur des attentes des téléspectateurs, notamment dans le domaine culturel, malgré la diversité et le nombre de chaînes.

Bien évidemment, cette idée cache également une façon de faire passer une autre loi très prisée par les politiques : la fin de l’anonymat sur la toile.

Car pour contrôler les connexions, il faudrait alors que chaque internaute soit identifié. Laurence Garcia se justifie en expliquant que lever l’anonymat “permettrait d’identifier les usagers et par conséquent limiter les attaques racistes, antisémites, sexistes et homophobes“.