Un dinosaure gigantesque a été identifié en France

Le Vouivria n’est pas un dinosaure comme les autres. Découvert sur le tard, il appartenait à la famille des dinosaures titanosauriformes et il est donc un des plus grands animaux à avoir foulé notre planète.

Le fossile de l’animal a été découvert dans les années 30 dans le village de Damparis, un village situé dans le Jura. Après l’avoir dégagé du sol, les chercheurs l’ont transporté au Musée National d’Histoire naturelle pour le conserver en attendant qu’il soit étudié.

Vouivria

Les conservateurs du musée ont donc placé ses restes dans des caisses de stockage, en réserve.

La Vouivria, un des plus gros dinosaures au monde

Il a fallu attendre plusieurs décennies pour les voir réapparaître. Récemment, le Dr Philip Mannion a effectivement quitté l’Imperial College de Londres pour venir rendre visite à ses collègues du musée. Une fois arrivé sur place, il a constitué une équipe afin de mener des analyses poussées portant sur ces restes.

En les étudiant, il a alors réalisé que ce fossile ne correspondait pas aux autres espèces de dinosaures connus. Si l’animal était proche du Brachiosaure, il présentait aussi des différences significatives au niveau de certains de ses ossements. Les chercheurs ont donc déduit qu’il appartenait à une autre espèce, une espèce appartenant à la famille des titanosauriformes.

Ils l’ont appelé… Vouivria, en homme aux vouivres.

Bien que ces informations doivent être prises avec une extrême précaution, les chercheurs pensent que l’animal mesurait environ quinze mètres de long à sa mort, pour un poids tournant autour des quinze tonnes. Il était également doté d’un coup de plusieurs mètres, un coup incliné à environ 45° par rapport au reste de son corps.

Un animal imposant, mort jeune

Le dinosaure était également doté d’une queue longue de plusieurs mètres et de quatre pattes. D’après les scientifiques, le Vouivria se nourrissait essentiellement de fougères et de conifères. Il n’était donc pas un prédateur.

Les chercheurs ont bien tenté d’expliquer les causes de la mort de l’animal, sans le moindre succès. En revanche, ils pensent que ce dinosaure les aidera à mieux comprendre l’évolution des sauropodes brachiosauridiques, et les titanosauriformes. Ils ont donc la ferme intention de mener de nouvelles études dans un avenir proche.

Pour la petite histoire, l’équipe pilotée par le Dr Mannion comportait des chercheurs du Musée National d’Histoire naturelle de Paris et du CNRS / Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. L’étude est accessible à cette adresse.

Crédits Image : Imperial College London