Un émulateur offre désormais une traduction automatique, mais encore balbutiante, de jeux en japonais

La dernière version en date de l’émulateur RetroArch offre de traduire en anglais des jeux en japonais via l’apprentissage automatique. En configurant le tout de manière adéquate, une pression sur un bouton déclenche l’analyse de l’image et le texte présent est alors traduit en anglais. En ne tapant certes pas dans le mille à tous les coups, mais l’effort mérite d’être encouragé.

Grâce aux efforts d’érudits passionnés, des jeux vidéo cantonnés au Japon peuvent se découvrir dans d’autres langues, et l’émulation est le moyen le plus répandu pour en profiter. Toutefois, parce que certains titres sont plus obscurs que d’autres, les premiers restent inaccessibles aux non-japonophones alors qu’ils ne mériteraient pas forcément un tel dédain.

crédit YouTube

Les boutiques en ligne accessibles sur les smartphones offrent des applications permettant, via la technique du scan, de traduire n’importe quelle source en moult langues. Pratique quand il est question d’une source mobile, bien moins confortable s’il s’agit de se rapprocher toutes les quinze secondes de son téléviseur.

Traduction de jeux japonais en “machine learning” : un mode de paiement à renseigner

Kotaku rapporte la récente annonce de RetroArch, une interface pour de multiples émulateurs, quant à la sortie d’une version 1.7.8 permettant la traduction de textes japonais en anglais via l’apprentissage automatique, ou machine learning. Cette nouvelle fonctionnalité s’appuie sur une API Google pour scanner tout le contenu présent sur une image donnée, détecter les termes en japonais puis traduire ceux-ci.

La commande peut être configurée de manière à pouvoir être lancée par la pression d’un simple bouton.

Les résultats visibles dans la vidéo et chez nos confrères anglophones ne sont clairement pas semblables à ce qu’auraient rendu des traducteurs professionnels. Néanmoins, ils permettent de se faire une idée du contexte donné, et au joueur à la manette de se sentir davantage concerné.

Cela étant dit, la configuration en question telle que décrite sur le site de RetroArch apparaît encore complexe. Quand on voit ainsi que pour commencer, on nous demande d’ouvrir un compte de facturation Google Cloud, difficile de trouver la motivation nécessaire pour aller plus loin. C’est donc très bien que le projet ait été lancé. Il lui faut maintenant acquérir de la maturité, de la simplicité d’utilisation et une accessibilité à tout à chacun. Même s’il faut payer pour bénéficier du service, une action a priori incompréhensible pour les férus d’émulation.

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