Un gros astéroïde aurait frappé la Terre il y a 12 800 ans

Plusieurs espèces se sont éteintes durant le Dryas récent ou Dryas III, la période préhistorique qui s’étendait entre 12 700 à 11 700 ans avant aujourd’hui. Ces animaux auraient au froid. En effet, cette époque a été marquée par un refroidissement général de la température. Elle suit le Bølling-Allerød, une période intersadiale chaude et humide, et précède le Préboréal. De nombreuses hypothèses ont été avancées pour expliquer ce changement climatique.

Auparavant, certains chercheurs ont avancé que cette période préhistorique de glaciation aurait pu être causée par des modifications dans les systèmes de circulation océaniques. En 2007, une autre équipe a proposé une hypothèse selon laquelle le refroidissement aurait été causé par l’impact d’un astéroïde ou d’une comète.

Astéroïde Terre

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Les résultats d’une récente étude, réalisée par une nouvelle équipe, semblent confirmer que cette période de glaciation était le résultat d’une collision. La recherche été initialement publiée sur The Conversation.

La disparition de plusieurs grands herbivores

L’impact aurait injecté de la poussière dans l’atmosphère, empêchant à son tour aux rayons solaires d’atteindre la surface de la planète. Ce manque aurait alors affecté la croissance des plantes et des animaux dans la chaîne alimentaire.

Certains grands herbivores, comme les mammouths en Europe, les grands bisons en Amérique du Nord et les paresseux géants en Amérique du Sud, n’y auraient pas survécu. Le Dryas récent aurait également vu s’éteindre un buffle géant (Syncerus antiquus), un grand zèbre (Equus capensis) et un gros gnou (Megalotragus priscus). Leur extinction aurait été causée par les perturbations climatiques et la chasse.

Les chercheurs sont actuellement intrigués sur la manière dont les humains préhistoriques ont fait face à ces oscillations des températures.

Des pointes de platine datant de la même période

Au fil du temps, les scientifiques ont rassemblé des preuves du refroidissement en analysant des morceaux de glace et des grains de pollen. Les échantillons ont été obtenus de forages de calottes glaciaires de différents endroits de la planète.

La présence d’une quantité excédentaire de platine sur un lieu signifie généralement qu’un impact de météorite s’y est produit. Les chercheurs ont déjà découvert des pics de platine presque partout dans l’hémisphère nord. Ces pointes datent toutes de la même période.

Néanmoins, la nouvelle équipe, impliquant le professeur Louis Scott (Université de l’État libre) et Philip Pieterse (Université de Johannesburg), a découvert un autre pic de platine en Afrique. Cette découverte semble constituer le chaînon manquant de la théorie controversée de la collision.

La pointe nouvellement découverte serait associée à de la poussière provenant d’un impact de météorite datant d’il y a 12 800 ans. Elle a été détectée dans des dépôts de tourbe du site Wonderkrater, situé à l’extérieur d’une petite ville au nord de Pretoria, dans la province du Limpopo, en Afrique du Sud.

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