Un homme condamné… à cause de Google Street View

Il peut parfois arriver que des scènes ou des images insolites soient visibles sur Google Street View. Cela arrive lorsque l’événement en question coïncide avec le passage de la voiture que Google utilise pour enregistrer les images des différentes rues dans le monde. Pour le cas de ce jeune homme qui habite Saint-Herblain dans la Loire-Atlantique, son image capturée sur Google Street View aura été la cause de sa condamnation.

L’histoire se passe dans un quartier du nom de Bellevue où les voitures de police sont souvent les victimes de caillassages, notamment depuis le confinement dû à la pandémie de Covid-19. Il se trouve que le jeune homme en question a été vu par des policiers en train d’amasser des pavés le 26 août dernier, ce qui a conduit à son interpellation.

Crédits Pixabay

Le suspect, qui est âgé de 20 ans, était déjà connu des policiers puisque les agents le voyaient souvent assis devant la pharmacie du quartier. De là, il criait généralement aux forces de l’ordre de quitter le quartier en des termes pas très tendres.

Une habitude qui va lui coûter cher

A part le fait d’avoir été vu en train d’amasser des pavés, les policiers soupçonnent également le jeune homme d’être le « comptable » d’un trafic de drogue. Ce serait ainsi la raison pour laquelle il se trouve toujours à la même place. Toutefois, comme l’a indiqué son avocat, Me Maxime Gouache, aucun élément ne peut confirmer ces soupçons. Les vidéos des caméras de vidéosurveillance de Nantes Métropole ne peuvent d’ailleurs pas servir de preuve puisque les appareils avaient été sciés et n’ont jamais été réparés.

C’est là qu’interviennent les photos de Google Street View qui ont mené à la condamnation du jeune homme le 28 août dernier par la chambre des comparutions immédiates du tribunal correctionnel de Nantes. La présidente a en effet indiqué que l’accusé était si souvent au même endroit qu’il apparaît sur les photos de Google Street View.

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Des travaux d’intérêt général

Bien que l’accusé ait proclamé qu’il avait ramassé les pavés pour dégager la circulation suite à la demande d’une habitante du quartier, cela n’a pas suffi à convaincre le tribunal. Le jeune homme n’a toutefois pas été condamné à une peine de prison. Le tribunal lui a plutôt ordonné d’effectuer des travaux d’intérêt général. Il devra ainsi travailler en tant que bénévole au niveau d’une association ou d’une collectivité pendant une durée de trois semaines et demie. Il devra également payer une somme de 450 euros de dommages et intérêts et de frais de justice aux deux agents qui l’ont interpellé.

Selon les informations, si le jeune homme choisit de ne pas effectuer les travaux d’intérêt général, il devra faire face à un séjour de trois mois en prison.

Cette histoire montre qu’on peut toujours se faire prendre lorsqu’on commet des méfaits, même si c’est par des moyens peu habituels comme des photos sur Google Street View.

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