Un homme condamné pour avoir fait chanter des collégiennes sur Instagram

En janvier 2019, un jeune homme est entré en contact avec une collégienne via Fortnite. Leur conversation a continué et elle l’a ajouté sur Snapchat, puis sur Instagram. Puis, la discussion a pris une autre tournure lorsqu’il lui a envoyé des photos et des vidéos de lui en train de se masturber. Ensuite, il lui a demandé de lui envoyer des photos intimes d’elle, en échange.

Lorsqu’il commençait à vouloir plus, il l’a alors menacé de montrer les photos à ses amis.

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Crédits PIXABAY

Le jeune homme âgé de 23 ans ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté une amie de sa première victime et lui a refait les mêmes avances et chantages. Il a également pu extorquer des photos intimes d’autres jeunes filles. Au final, les victimes, qui étaient toutes des mineures, ont alerté leurs parents. Les forces de l’ordre ont réussi à identifier le garçon.

Le jeudi 12 décembre dernier, il a comparu devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand. Il a été accusé de corruption de mineur, de propositions sexuelles faites à un mineur de moins de 15 ans et de chantage.

Deux ans de prison et deux ans de mise à l’épreuve

Le juge a décidé de le condamner à deux ans de prison avec sursis et à une mise à l’épreuve pendant deux ans. Il a également reçu une interdiction définitive d’exercer un métier en contact avec des mineurs. En outre, son nom figure, désormais, au Fijais (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes).

Le jeune homme a reconnu les faits. Toutefois, son avocat, Me Marcelot, a insisté sur le fait qu’il ne pouvait pas savoir que ses victimes n’avaient que 13 et 14 ans. « Dans les discussions, elles ne disent pas qu’elles sont mineures. Sur quoi se base-t-on pour dire qu’il le savait ? Mon client n’est pas attiré par les mineures. Il a travaillé dans un établissement scolaire sans avoir de problèmes. Il n’y a pas d’intention de pervertir », a-t-il souligné.

Si le tribunal n’avait pas reconnu son ignorance de l’âge de ses victimes, il aurait pu encourir une peine de dix ans d’emprisonnement.

Un geste courageux de la part des victimes

À la barre, l’accusé ne s’est pas montré aussi loquace que sur Instagram. Lorsque la présidente Marie de Naurois lui a posé la question : « Quel regard portez-vous sur les faits ? », il a répondu : « Eh ben, ce comportement n’est pas du tout le mien. Je n’ai jamais fait de mal à qui que ce soit ».

« Je n’étais pas bien dans ma vie. Je rentrais du travail, je buvais », a-t-il ajouté.

L’une des victimes lui a envoyé dix photos avant de prévenir ses parents. D’après la procureure Laure Lehugeur, le fait que les filles ont eu le courage d’alerter leurs parents a permis aux autorités de retrouver le jeune homme à temps. « Beaucoup de jeunes n’osent pas parler à leurs parents. C’est fâcheux », a-t-elle souligné.

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