Un météore a explosé au dessus de la Nouvelle-Zélande

La panique a gagné les habitants de North Canterbury lundi soir. Pendant quelques secondes, les gens ont aperçu dans le ciel un objet incandescent non identifié. Celui-ci se déplaçait à vive allure, laissant traîner de la fumée derrière et produisant un bruit terrifiant.

Très vite, les spéculations sont allées bon train quant à la nature de l’objet non identifié.

Que pouvait être cette chose aussi rapide qu’une étoile filante, mais aussi incandescente que la propulsion d’une fusée spatiale ? Sans surprise, les ufologues n’ont pas tardé pas à faire le lien avec un possible crash d’un vaisseau extraterrestre.

Au risque de décevoir les ufologues, toutes les données indiquent qu’il s’agissait probablement d’un météore.

Que savons-nous des météores à l’heure actuelle ?

Ce sont le plus souvent des fragments de corps cosmiques, généralement des astéroïdes et des comètes. Lorsqu’ils frappent la Terre, ils se déplacent à une vitesse incroyable. Lors de leur entrée dans l’atmosphère, cette rapidité est freinée par les molécules de l’air.

Le frottement avec l’atmosphère est d’une telle violence que les météores se désagrègent et deviennent incandescents.

Le docteur Griffin, directeur du musée d’Otago, explique : « Comme ils se déplacent assez rapidement dans le ciel (5 à 10 km par seconde), même s’ils sont vraiment bas, on ne les voit que pendant quelques secondes. » Le météore aperçu au-dessus de North Canterbury était de couleur orange vif. Griffin indique néanmoins que « les couleurs dépendent de la composition du rocher. Parfois elles sont même vertes. »

Le météore serait tombé dans l’océan

Les images et les témoignages des habitants conduisent à cette hypothèse. Les scientifiques sont habitués à étudier les trajectoires de corps cosmiques comme les comètes ou les météores. Bien que ceux-ci se déplacent à une grande vitesse, il est toujours possible de les traquer. Pour le météore de North Canterbury, le point d’atterrissage serait l’océan situé au large des côtes néo-zélandaises.

Même si les chercheurs disposent de moyens technologiques sophistiqués, la localisation du point d’impact n’est pas toujours simple. Une grande partie du météore a certainement dû se consumer.

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