Un mur de glace souterrain établi à Fukushima

Fukushima, ou plutôt sa centrale nucléaire, a été touché en août 2013 par une fuite d’eau contaminée dont le volume a été estimé à environ trois cent mille litre. Face à cet incident, les Japonais ont décidé de construire un grand « mur de glace » souterrain de 1.5 km afin d’empêcher la contamination radioactive des flux d’eau s’y trouvant.

Le projet a donc été pris en charge par l’exploitant TEPCO avec l’approbation de la NRA : NuclearRegulationAuthority ou Autorité de sûreté Japonaise. Les installations ont débuté en juin 2014 tandis que les premiers tests de refroidissement demandés par la NRA ont été menés en avril 2015.

Fukushima

Actuellement, le grand mur de glace est presque achevé. Il ne reste plus que quelques mètres cubes d’eau à geler afin de mettre fin à la contamination.

En quoi consiste cette opération ?

Cette opération consiste à couler un réfrigérant à une température de -30 degrés Celsius pour geler un important flux d’eau sur une profondeur de trente mètres, dans des tuyaux placés à la verticale autour des réacteurs les plus endommagés de la centrale mise en péril par un énorme tsunami.

Ainsi, il est possible d’éviter que l’eau souterraine venant de la montagne et descendant vers la mer ne coule dans les sous-sols des réacteurs contaminés par de nombreux débris radioactifs puisque la décontamination intégrale de l’eau n’est pas envisageable.

Comment avance le projet ?

Les techniciens du projet font de leur mieux afin d’achever le projet au plus vite. Selon TEPCO, il reste actuellement 140 tonnes d’eau passant chaque jour à travers les installations contaminées alors qu’il y en avait plus de 400 tonnes auparavant. Cette quantité devrait descendre à 100 tonnes lorsque les derniers mètres seront gelés.

Par contre, le problème réside en ce qui concerne le liquide contaminé. Des dispositifs d’assainissement ont déjà été mis en place, mais il reste toujours le tritium, un élément radioactif. L’Agence internationale de l’énergie atomique, l’Autorité nucléaire japonaise et les experts sont donc venus à la conclusion qu’il n’y aura pas d’autre solution que de rejeter l’eau contaminée dans océan Pacifique lors de l’achèvement du projet.

Il reste toujours à trouver une autre solution au plus vite concernant le reste d’eau contaminée afin que les pêcheurs et êtres vivants de l’Océan Pacifique ne souffrent pas de cette toute dernière initiative.

RED By SFR : la Box Internet Série limitée est à 15 € par mois

Mots-clés fukushima