Un musicien amputé retrouve l’usage de ses doigts grâce à une main robotique

Un musicien amputé peut de nouveau jouer du piano grâce à une main robotique. Un dispositif dont la conception a été inspirée par la main artificielle d’un des personnages de Star Wars, Luke Skywalker. L’artiste a aujourd’hui la possibilité de contrôler les mouvements de chaque doigt constituant le robot grâce à des capteurs à ultrasons. L’organisme à l’origine de cette invention est le Georgia Institute of Technology.

Les chercheurs de l’institut ont fait en sorte que les personnes amputées puissent utiliser leur main prothétique avec plus d’aisance. Jason Barnes est l’heureux pianiste profitant aujourd’hui des bénéfices offerts par l’appareil. Il a subi une amputation de la main droite à cause d’un accident au cours duquel il fût électrocuté en 2012.

Main robot

L’artiste de 28 ans a joué pour la première fois depuis environ cinq ans grâce à sa nouvelle main. Pour rendre hommage à ses bienfaiteurs, il a repris le thème musical de Star Wars.

Plus d’explications sur la technologie

Gil Weinderg, professeur exerçant à l’école de musique de Georgia Tech, a expliqué : « Notre bras prothétique est alimenté par des signaux ultrasoniques. En utilisant cette nouvelle technique, le bras est capable de détecter quels sont les doigts qu’une personne amputée veut bouger, même si elle n’a pas de doigts. »

Au tout début, la prothèse aidait juste l’artiste à réaliser quelques mouvements en contractant les muscles de son bras amputé.

Fléchir son avant-bras lui permettait de bouger le pouce et l’index de sa prothèse. Weinderg a révélé que les derniers capteurs électromyogrammes pouvaient détecter un mouvement musculaire, mais que le signal était trop bruyant pour déduire quel doigt le sujet désire déplacer. Heureusement, son équipe a trouvé le moyen d’affiner la précision des capteurs EMG.

Un algorithme pour plus de précision

Afin de savoir comment les muscles de Jason Barnes se mouvaient, les chercheurs ont placé une sonde au niveau de son bras. Ils ont par la suite déterminé que chaque doigt sollicitait un muscle en particulier. En conséquence, pour savoir précisément quel doigt le jeune pianiste désirait bouger, Gil Weinberg et ses collaborateurs ont développé un algorithme.

Les travaux du professeur et de son équipe sur le sujet sont loin d’être terminés.  Ils comptent bien aider Jason à retrouver sa dextérité et toutes les autres personnes amputées à réaliser à nouveau des tâches quotidiennes.

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