Un nouveau record du niveau de CO2 en vue en 2020, avec les feux de brousse australiens, disent les spécialistes

Le dioxyde de carbone émis dans l’atmosphère constitue une véritable menace pour notre planète. Bien sûr, il y a le CO2 d’origine anthropique, mais il faut aussi compter avec la recrudescence des catastrophes touchant les zones tropicales, comme les récents feux de brousse ravageurs dont l’Australie a été victime. Justement, les spécialistes estiment que de telles catastrophes ne font qu’envenimer la situation en termes de niveau de CO2 émis dans l’atmosphère.

Ainsi, les spécialistes insistent sur l’impact de ces incendies et pensent que le niveau de CO2 devrait atteindre un nouveau record pour 2020. Les incendies qui ont brûlé la majeure partie des forêts du sud-est de l’Australie en sont les raisons principales.

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Au mois de mai 2020, le niveau de CO2 devrait atteindre au moins 417 ppm, parties par millions (ppm), tandis que les estimations pour l’année 2020 tablent sur un niveau à 414,2 ppm, ce qui constituera un nouveau record pour nos émissions de CO2.

2020 : Une année qui s’annonce particulièrement alarmante

Comme l’Uk Met Office l’a annoncé, le niveau de CO2 atteindra un taux record pour cette année 2020. En effet, ce niveau devrait atteindre un niveau tel que la Terre n’en a pas connu depuis 800 000 ans, et même depuis 3 millions d’années, selon les suppositions.

Richard Betts du Met Office Hadley Center et de l’Université d’Exeter a ainsi déclaré que 2020 serait la deuxième année consécutive où les puits de carbone de la Terre ne pourront pas être en mesure de contrebalancer avec les émissions de CO2 émis. L’UK Met Office prévoit une hausse de 10 % par rapport à son niveau de l’année dernière.

Grâce aux données mondiales sur les émissions issues de feux, on apprend que les feux de brousse qui ont eu lieu en Australie contribueraient au cinquième de cette hausse de CO2, soit approximativement 0,05 ppm.

Des mesures devront être prises afin de limiter les dégâts d’ici 10 ans

Les Nations Unies sont particulièrement alarmées face à cette hausse de CO2 qui ne pourrait qu’être nocive pour notre planète. Selon eux, le taux de CO2 issu de l’utilisation des combustibles fossiles, du secteur du transport ou l’utilisation des terres devrait être réduit de 7 % d’ici 2030.

Dans le cas contraire, nous ne serons pas en mesure de réduire le réchauffement climatique. Si l’objectif établi par les Nations Unies concernant l’émission de CO2 est atteinte d’ici à 2030, le réchauffement climatique peut être limité à 1,5 C°. Ce qui serait déjà pas mal pour tout le monde.

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