Un prankster condamné pour avoir frappé une femme dans la rue

Pour faire le buzz, Mario Garcia Montealegre est vraiment prêt à tout. La scène s’est déroulée, en pleine rue, à Barcelone au mois de février 2015. Avec l’aide d’un ami, le prankster s’est filmé en train d’agresser une femme de 48 ans. Il lui a donné un coup de pied, par-derrière, au niveau du mollet gauche. Sur le moment, la victime n’a pas compris ce qui lui arrivait.

Ce mauvais farceur a ainsi réussi sa vidéo virale qui fut partagée sur les réseaux sociaux à maintes reprises. Toutefois, le coup a été d’une telle brutalité que la victime a subi des blessures au genou, au poignet. De plus, des douleurs cervicales lui ont valu un congé maladie de 75 jours.

Prank

Cette blague de mauvais goût a coûté cher à Garcia Montealegre.

Une grosse amende pour cet acte odieux

L’affaire fut portée devant le tribunal et le jeune farceur a dû indemniser la victime. Selon le journal El Pais, la somme fixée par le juge a été de 60 000 euros. Par ailleurs, le procureur réclame des peines de prison pour Garcia et pour son acolyte, Alvaro Gragera. Ils sont accusés de crimes contre l’intégrité morale avec circonstance aggravante.

Le procureur va encore plus loin en accusant les jeunes hommes de discrimination sexuelle. Selon l’homme de loi, ils étaient motivés par le désir d’humilier et de ridiculiser la victime qui est une femme. Par conséquent, le procureur a demandé une indemnisation supplémentaire de 45 000 euros pour la plaignante.

Une audience très attendue

L’audience de Garcia Montealegre et de son complice Alvaro Gragera a été fixée au 21 mars 2018. Les accusés sont ainsi attendus à la Cité de Justice de Barcelone. Miguel Angel Aguilar, le procureur général des crimes de haine était présent au tribunal.

Les accusés doivent reconnaître, ou non, leur culpabilité. Ils ont payé l’indemnisation fixée par le juge afin de montrer leur bonne foi. Ainsi, ils reconnaissent leur culpabilité et démontrent une intention de réparer les dommages.

Garcia Montealegre s’attend sans doute à une peine d’emprisonnement légère ou à être acquitté sans passer par la « case prison ».