Un projet de recherche vise à cartographier le taux de carbone stocké dans les prairies

Des chercheurs de l’Université de l’Alberta ont mis au point un vaste projet de recherche destiné à cartographier la teneur en carbone des sols des prairies de la Saskatchewan. En effet, cet immense Territoire du Nord-Ouest canadien est constitué par des prairies sur lesquelles sont cultivés du blé, du colza, du lin, du seigle, de l’avoine ou de l’orge. Cette étude va leur permettre de dresser la carte la plus complète jamais réalisée sur le taux de carbone stocké dans les sols agricoles.

Champ de fleurs jaune dans une prairie.

Cette carte est destinée à aider les éleveurs de bétail de la province à gérer leurs terres de manière efficace. Ils doivent notamment faire en sorte de garder dans le sol la plus grande quantité possible de gaz à effet de serre.

Ces travaux menés en collaboration avec l’Université de la Saskatchewan portent sur huit millions d’hectares de terres dans la moitié sud de la province et a coûté pas moins de 3,2 millions de dollars.

Maintenir un taux de carbone élevé dans le sol permet de les garder fertiles

Il est à noter que le carbone organique joue un rôle important dans la fertilité du sol. En effet, il aide le sol à retenir l’eau, à filtrer les polluants et à résister à l’érosion. Ce carbone stocké dans le sol explique pourquoi les fourrages des prairies de la Saskatchewan sont plus productifs, plus nutritifs pour le bétail et pourquoi les cultures sont résistantes à la sècheresse.

 

Maintenir un taux de carbone élevé dans le sol est donc au cœur des préoccupations des scientifiques au cours de cette étude. Carlyle, professeur adjoint à la Faculté des sciences agricoles, a expliqué que ce projet pourrait aider les producteurs à bénéficier de protocoles de compensation du carbone, comme celui qui est actuellement déjà à l’essai au Canada.

Un projet d’envergure pour aider les éleveurs de la région de la Saskatchewan

L’écologiste M. Carlyle est l’un des principaux chercheurs du projet. Il a expliqué que les résultats de ces travaux sont d’une importance capitale pour l’avenir de l’élevage au Canada. En effet, ce projet va les aider à quantifier la contribution de l’industrie de l’élevage bovin dans l’entretien de ces terres de pâturages.

En outre, les scientifiques espèrent que ces données vont également les aider à prendre des décisions pertinentes sur la protection à long terme des terres agricoles. Ils sont conscients de la présence de grandes quantités de carbone dans les prairies. Ils souhaitent surtout trouver le moyen de conserver ce carbone dans le sol et d’empêcher son émission dans l’atmosphère.

SOURCE : MIRAGENEWS

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