Un psychanalyste dit avoir soigné des joueurs accros à Fortnite en leur présentant Zelda Breath of the Wild

Michaël Stora, psychologue et psychanalyste, nous a récemment appris avoir réussi à rendre des joueurs moins accros à Fortnite en leur faisant incarner Link dans The Legend of Zelda: Breath of the Wild. Le but ici était de déconnecter ces joueurs d’une course effrénée à la puissance qui les faisait même dépenser quantité d’argent réel pour de simples ajouts cosmétiques.

Michaël Stora est un psychologue et psychanalyste dont le nom et le visage ne sont pas inconnus de certains téléspectateurs. On avait ainsi pu l’entendre il y a de cela quelques années raconter sur le petit écran comment il avait réussi à améliorer, voire même réveiller, la sociabilité de jeunes patients en les faisant jouer à ICO.

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Celui pour qui l’addiction aux jeux vidéo est une réalité, mais seulement applicable au jeu en ligne, a récemment rapporté sur la chaîne YouTube de Konbini être parvenu à rendre des joueurs moins dépendants de Fortnite… en les faisant jouer à un autre jeu.

Zelda Breath of the Wild : des PNJ faisant office de “co-thérapeutes”

Michaël Stora explique qu’il y a environ un an de cela, des parents apeurés, “en colère contre leurs propres enfants”, l’ont contacté, car leurs enfants ne décrochaient plus de Fortnite, ce free-to-play appelant à éliminer ses prochains virtuels pour être le numéro un, encore et encore.

“Au-delà du fait de trop jouer, beaucoup de ces enfants dépensaient beaucoup d’argent, voire même piquaient de l’argent aux parents pour s’acheter des ‘skins’ [NDLR : tenues] ou des danses. Dans les cours de récré, avant on brandissait, pourquoi pas ses nouvelles baskets ou son nouveau t-shirt, eh bien là pour la première fois, on brandissait sa nouvelle ‘skin'”.

Pour qui ne serait pas au fait de l’actualité relative au titre d’Epic Games, le psychologue évoque le terme de “bambis”, qualifiant les joueurs ne pouvant se permettre d’acquérir des tenues via des espèces sonnantes et trébuchantes.

Un nombre nombre d’utilisateurs plus fortunés allaient même jusqu’à dépenser “jusqu’à 40, 60 euros pour une apparence dans un jeu vidéo”.

Et en mettant ces joueurs devant The Legend of Zelda: Breath of Wild, un titre bien moins pulsionnel et qui, des propres mots de Michaël Stora, “confronte le joueur au calme, peut-être même à la dépression, à l’échec, à quelque chose qui leur permette de se sentir dans un espace infini où la contemplation est possible”. Les PNJ apparaissent alors tel des “co-thérapeutes” qui, en fonction des joueurs-patients, pourront revêtir différents rôles. Bien sûr, tous ces jeunes n’ont pas manifesté la même réceptivité à ce nouvel univers, mais l’important ne se situe-t-il finalement pas dans l’intention du traitement ainsi que les victoires obtenues avec d’autres sujets ?