Un robot chien a été déployé sur le site de Tchernobyl

En juin 2020, l’entreprise de robotique Boston Dynamics a officialisé la commercialisation de son robot chien Spot. Ce robot, présenté comme « une plateforme mobile polyvalente », affiche un prix de vente de 75 000 $. D’après Boston Dynamics, ce prix est largement justifié, car Spot peut être utilisé dans des endroits où les humains ne peuvent pas aller « soit parce que c’est dangereux, soit parce que c’est abrutissant. »

Cet aspect du robot chien a suscité l’intérêt du gouvernement ukrainien. Le 26 octobre 2020, celui-ci a fait savoir qu’il allait se servir de Spot pour explorer le site de Tchernobyl. En effet, l’exploration de cette centrale nucléaire représente un danger pour les humains en raison de sa radioactivité.

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Le gouvernement ukrainien se servira de Spot pour mesurer les radiations sur le site de l’accident.

Spot a dû faire ses preuves

Avant le déploiement de Spot sur le site de Tchernobyl, le gouvernement ukrainien lui a d’abord fait passer des tests.

« Le 22 octobre, la centrale nucléaire de Tchernobyl a reçu la visite d’ingénieurs de l’Université de Bristol. Leur tâche était de tester des robots télécommandés dans les conditions de la zone d’exclusion, et l’un de ces robots était un Spot de renommée mondiale, un chien-robot, développé par Boston Dynamics », lit-on.

Apparemment, ces ingénieurs ont été conquis par les performances de Spot. Il faut dire que les caractéristiques techniques de ce robot chien sont plus que convaincantes. Il bénéficie d’une vitesse de 1,6 mètre par seconde et d’une autonomie de 90 minutes.

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Une mission difficile

Boston Dynamics n’a pas manqué de vanter les mérites de ce robot en expliquant que « la combinaison du logiciel sophistiqué de Spot » et sa « conception mécanique de haute qualité » lui permettent d’assister « un travail humain difficile ou dangereux. »

Pour rappel, Spot est un robot personnalisable. Les ingénieurs ont pu exploiter cette caractéristique et ont équipé le robot chien d’instruments de mesure qui leur ont permis d’analyser les radiations dans la centrale nucléaire.

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« Nous sommes venus dans la zone d’exclusion de Tchernobyl pour utiliser les plateformes robotiques afin de cartographier la distribution des radiations. Nous avons beaucoup travaillé avec les organisations nucléaires au Royaume-Uni, mais nous n’avions encore jamais travaillé dans un environnement aussi difficile qu’ici à la centrale de Tchernobyl », a expliqué David Megson-Smith, de l’Université de Bristol.

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