Un satellite de la NASA s’est écrasé sur la Terre

On peut penser qu’un objet se déplaçant dans le vide spatial continue de se mouvoir jusqu’à l’infini, mais ce n’est en tout cas pas ce qui arrive aux satellites artificiels. Ces objets qui orbitent autour de la Terre finissent en effet par retomber lorsqu’ils n’ont plus assez de carburant pour les maintenir en orbite, même si cela peut parfois prendre des dizaines d’années.

Récemment, des scientifiques ont pu observer qu’un des satellites de la NASA datant des années 60 était sur le point de retomber dans l’atmosphère terrestre. Il s’agit d’un satellite utilisé en géophysique du nom de OGO-1 ou Orbiting Geophysics Observatory 1. Il avait été mis en orbite au mois de septembre de l’année 1964 dans le but d’observer comment notre planète interagissait avec le Soleil. Une autre de ses missions était également d’étudier l’environnement magnétique de la Terre.

Crédits Pixabay

Le satellite OGO-1 a été utilisé jusqu’en 1969 avant d’être mis hors service deux ans plus tard. Depuis, l’engin spatial a continué de tourner autour de la Terre, mais récemment, les chercheurs ont pu constater qu’il était arrivé à la fin de sa vie et était sur le point de rentrer dans l’atmosphère pour ce qui devait être son plongeon final.

Ce que les chercheurs avaient prévu

Selon un communiqué des responsables de la NASA le jeudi 27 août dernier, ils ont pu calculer que le satellite allait rentrer dans l’atmosphère au cours de l’un de ses périgées. Les estimations ont donné la date et l’heure de l’événement comme étant le samedi 29 août à 21 :10 GMT.

Pour ce qui est de la localisation, la rentrée était prévue pour se passer entre l’île de Tahiti et les îles Cook.

La NASA a aussi indiqué qu’il n’y avait rien à craindre puisque l’engin spatial n’allait causer aucun danger au niveau de la surface. Ce processus de rentrée et de désintégration dans l’atmosphère est selon eux tout à fait normal pour les orbiteurs en fin de vie.

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Ce qui a été observé grâce aux instruments

Finalement, le samedi 29 août, deux systèmes indépendants, qui sont le CSS ou Catalina Sky Survey de l’Université de l’Arizona et l’ATLAS ou Asteroid Terrestrial-impact Last Alert System de l’Université de Hawaii, ont détecté ce qui semblait être un objet venant de l’espace suivant une trajectoire d’impact.

D’après les analyses effectuées par l’European Space Agency’s NEO Coordination Center, par le Center for Near-Earth Object Studies du Jet Propulsion Laboratory de la NASA, ainsi que par des chercheurs du CSS, il a été confirmé que l’objet en question était bien le satellite OGO-1 en train de rentrer dans l’atmosphère.

Ainsi, depuis le 29 août 2020, la Terre compte un satellite artificiel de moins avec la destruction de OGO-1. Toutefois, cela ne fait pas beaucoup de différence quant au nombre d’engins tournant autour de notre planète avec tous les lancements qui se font de nos jours.

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