Un sénateur accuse Twitter d’avoir enfreint les sanctions américaines contre l’Iran

Alors que Twitter fait actuellement face aux foudres de Donald Trump pour avoir étiqueté ses tweets relatifs à l’élection par vote postal, un sénateur américain porte un autre coup au réseau social en l’accusant, cette fois-ci, d’avoir passé outre les sanctions prononcées par les États-Unis à l’encontre de l’Iran.

Le sénateur américain Ted Cruz a effectivement appelé le gouvernement fédéral à ouvrir une enquête pénale sur Twitter. Ted Cruz a ainsi envoyé une lettre au ministère de la Justice lui demandant d’enquêter sur Twitter et plus précisément sur le fait que le réseau social ait violé des sanctions en cours contre la nation iranienne.

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Avant cette lettre au DOJ, Cruz aurait déjà fait part de ses préoccupations dans une lettre adressée au PDG de Twitter, Jack Dorsey, en février dernier. Mais le dirigeant de Twitter n’a apparemment pas donné suite à cette lettre.

Twitter violerait sciemment les sanctions américaines

Dans sa lettre au ministère de la Défense, Ted Cruz déclare que le fait que Twitter refuse de bloquer le chef suprême iranien, Ali Khamenei, de sa plateforme constitue une violation des sanctions américaines à l’égard des dirigeants en tant qu’individu, en juin 2019.

Il a par ailleurs ajouté que le gouvernement fédéral devrait prendre des mesures lorsqu’une entreprise enfreint délibérément et ouvertement la loi après avoir reçu une mise en demeure et qu’elle soutient illégalement des personnes désignées. Pour le moment, Twitter n’a pas commenté les allégations.

En plus de Trump, Twitter devra maintenant gérer la Maison-Blanche et le Ministère de la Justice

Pour information, le gouvernement iranien a bloqué Twitter dans le pays. Cependant, les dirigeants eux continuent de l’utiliser, ce qui crée une certaine controverse. Certains analystes soutiennent que l’utilisation du service par les dirigeants les encouragerait à lever les restrictions à l’avenir, mais jusqu’à présent, le blocage du réseau social dans le pays est toujours maintenu.

Pire encore, The Verge rapporte que la situation s’est aggravée avec le meurtre du général Qassem Soleimani en début d’année et la suppression d’un certain nombre de comptes très médiatisés par Instagram qui est autorisé dans le pays. Après la publication de la lettre de Cruz, la Maison-Blanche a fait savoir qu’elle étudiait l’affaire tout en soulignant un récent tweet d’Ali Khamenei qui appelait à une lutte au service de la Palestine.

Selon la Maison-Blanche, « ce tweet a violé les règles de Twitter sur la glorification de la violence. Cependant, Twitter a déterminé qu’il autoriserait les terroristes, les dictateurs et les propagandistes étrangers à abuser de sa plateforme ».