Un souci au niveau de la circulation du sang chez les astronautes pourrait bien être un handicap pour les futurs voyages spatiaux, selon cette étude

Selon le docteur Serena Auñón-Chancellor, les astronautes sont exposés à des risques de santé durant les vols de longue durée dans l’espace. Et cela concerne la circulation du sang dans certaines parties de l’organisme, un souci physiologique amplifié par les conditions mêmes du voyage spatial.

Ce rapport vient récemment d’être reconnu et publié dans l’édition du 2 janvier du New England Journal of Medecine.

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À travers cet article, il est indiqué que les missions de longue durée provoquent des problèmes de circulation sanguine chez astronautes qui y participent. Pour confirmer cela, les examens réalisés dans le cas d’un astronaute qui est stationné sur la station spatiale internationale sont à l’appui.

Le corps humain réagit de manière non prévisible dans l’espace

Le docteur Auñón-Chancellor insiste sur le fait que cette observation démontre que la « réaction du corps humain dans l’espace est toujours étonnante ». Même en étant professeure certifiée en médecine clinique à Baton Rouge dans le campus de la LSU Health New Orleans School of Medicine, membre du Corps des astronautes de la NASA et certifiée par le conseil d’administration en médecine interne et aérospatiale, cette dernière déclare que nos connaissances en matière de médecine et de physiologie spatiale ne sont pas encore complètes.

Après une étude vasculaire sur 11 astronautes destinées à l’amélioration des traitements des patients sur Terre, cette expérience s’est présentée comme étant très utile pour les astronautes lors de leurs futures missions sur la Lune et sur Mars.

Des examens échographiques effectués deux mois après le commencement de cette mission d’étude ont indiqué l’apparition de thrombose jugulaire obstructive, autrement dit un caillot, chez l’un d’entre eux. D’après les résultats, une pesanteur autre que celle de la Terre appliquée pour une longue durée peut être dangereuse pour la circulation sanguine.

Un problème de circulation du sang en état d’apesanteur

Le traitement de ce dernier a débuté avec une dose élevée d’énoxaparine qui a été réduite à partir du 33e jour. Par la suite, de l’apixaban, un anticoagulant, lui a été envoyé par le biais d’un vaisseau spatial d’approvisionnement.

Cependant, le problème de flux sanguin persistait après 90 de traitement anticoagulant même si le problème du caillot était résolu au 47e jour. À son retour sur Terre, la prise d’anticoagulant n’était plus nécessaire et le problème a disparu de lui-même après 10 jours. Depuis, l’astronaute ne présente plus aucun symptôme d’un quelconque souci au niveau de la circulation sanguine.

s https://phys.org/news/2020-01-occurrence-treatment-spaceflight-medical-miles.html