Un spectacle spatial exceptionnel en 2018 avec le pulsar J2032

Si les habitants de l’Hexagone ont été éblouis par les spectacles lumineux donnés en l’occasion de la fête nationale, ce 14 juillet 2017, ils le seront encore plus par le feu d’artifice cosmique que l’univers offrira au début de l’année 2018. Tant attendu des astrophysiciens et de la NASA, le phénomène ne sera cependant pas visible à l’œil nu. Il aura lieu à environ 5 000 années-lumière de la Terre, conformément à ce qui a été dit il y a plus de deux ans de cela.

Selon le rapport publié par les scientifiques le 10 juillet 2015, le pulsar baptisé J2032 entrera en collision, comme prévu, avec son étoile compagnon, une géante bleue. Le phénomène donnera lieu à un feu d’artifice cosmique rare. Pour pouvoir apprécier le spectacle dans les meilleures conditions, les chercheurs travaillent sur l’étude du phénomène sur tous les niveaux.

Pulsar

Pour voir le phénomène se produire et admirer le spectacle dans plusieurs longueurs d’onde, de nombreux chercheurs sont en train de préparer un nombre impressionnant de télescopes adaptés à cet effet.

Un phénomène d’exception

D’après les études, le pulsar défile tous les 25 ans à côté de la géante bleue. Cette fois-ci, il frôlera à son passage les nuées de particules que la géante bleue avait propulsées au moment où, étant encore étoile, elle a explosé. Le pulsar J2032 provoquera alors des étincelles provoquant un spectacle de feu d’artifice cosmique exceptionnel au cœur de l’univers.

Pour les chercheurs, cet événement sera une occasion parfaite pour en apprendre davantage sur cet astre de type Be. Bern Stappers, professeur à l’université de Manchester, a indiqué que « Cette alerte d’un feu d’artifice énergétique prévu trois ans à l’avance nous permet de nous préparer à étudier le système binaire à travers tout le spectre électromagnétique avec les plus grands télescopes. »

Une étude menée depuis 2010

C’était entre 2010 et 2014 que les chercheurs ont réussi à définir la position du pulsar. Des spécialistes en radioastronomie du centre d’astrophysique Jodrell Bank, à l’université de Manchester se sont donc mis à étudier sa trajectoire et surtout son comportement.

Membre de l’équipe travaillant sur le phénomène, Andrew Lyne explique que « nous avons détecté d’étranges variations dans sa rotation et la vitesse à laquelle il ralentit. » « Finalement, nous avons réalisé que ces particularités ont été causées par son mouvement autour d’une étoile, ce qui en fait le système binaire contenant un pulsar radio avec la plus longue période. » a-t-il ajouté.

Mots-clés astronomieespace