Un studio porno s’est mis à dos les autochtones australiens

Didgeridoo Me fait beaucoup parler de lui depuis quelques heures, et pas forcément en bien. Le film s’est en effet attiré les foudres des autochtones australiens en raison d’une scène très épicée montrant un homme en train de pénétrer un autre homme à l’aide d’un didgeridoo. Le scandale a bien évidemment été amplifié par les réseaux sociaux, plaçant les réalisateurs dans une situation assez compliquée.

Didgeridoo Me s’adresse à un public homosexuel et il raconte l’histoire de deux colocataires très proches l’un de l’autre, des colocataires qui décident un beau matin de s’amuser avec un didgeridoo.

Didgeridoo Me

Peu connu en Europe, le didgeridoo est un instrument de musique faisant partie de la famille des cuivres.

Le didgeridoo, un instrument extrêmement ancien

Entièrement fabriqué en bois, il aurait été inventé par les Aborigènes vivant dans le nord de l’Australie. Bien que cela soit difficile à confirmer, l’instrument aurait été inventé durant l’âge de la pierre et il aurait ainsi un peu plus de vingt mille ans.

Plus précisément, l’instrument se présente sous la forme d’un long tube en bois creusé, un tube dont la longueur se situe généralement entre cent et cent quatre-vingts centimètres. Il en existe cependant de toute taille et il se décline ainsi en un nombre incalculable de modèles différents.

Les siècles passants, certains fabricants ont d’ailleurs abandonné le bois au profit de tubes en plastique, en argile ou même en aluminium. Certains proposent même des modèles démontables afin d’en faciliter le transport.

Une vidéo qualifiée de raciste

Bien sûr, le didgeridoo a aussi une portée religieuse et il a ainsi droit à sa propre légende. D’après l’histoire, l’instrument aurait été imaginé par un certain Bur Buk Boon, alors qu’il se trouvait à côté d’un feu en compagnie de sa femme. En examinant une bûche ramassée plus tôt, il aurait aperçu une famille de termites à l’intérieur et il aurait alors soufflé à l’intérieur pour la déloger de là. Les termites auraient alors été projetés dans le ciel nocturne et elles auraient ensuite donné vie aux étoiles et à la Voie lactée.

L’histoire dit aussi que le premier son à s’être échappé de ce tout premier didgeridoo aurait béni la Terre-Mère, la protégeant pour l’éternité.

Men.com, le studio à l’origine de ce film, ne connaissait visiblement pas cette belle légende, car il a eu l’idée d’utiliser cet instrument comme un godemichet anal. Étrangement, la communauté aborigène australienne n’a pas apprécié de voir son instrument traité de cette manière et elle l’a fait savoir par le biais des réseaux sociaux, n’hésitant ainsi pas à qualifier cette scène de raciste et d’irrespectueuse envers les membres de sa communauté.

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