Un tiers des personnes survivant à la Covid-19 développeraient des symptômes de démence ou de psychose

Les personnes ayant contracté la Covid-19 peuvent continuer à souffrir des symptômes de la maladie même lorsque le virus ne se trouve plus dans leur organisme. Certains souffrent de fatigue, de faiblesse musculaire ou encore de troubles du sommeil. Une étude menée par des chercheurs de l’Université d’Oxford révèle qu’un tiers des personnes ayant survécu à la Covid-19 développent même des symptômes psychiatriques et neurologiques.

Certains des patients qui ont participé à cette étude souffriraient de démence ou de psychose. À en croire les résultats de cette recherche, une personne sur huit ayant vaincu la Covid-19 a reçu un diagnostic neurologique ou psychiatrique au cours des six mois qui ont suivi le moment où elle a été testée positive. D’après les chercheurs, les patients qui ont été hospitalisés à cause de la maladie seraient plus enclins à développer des troubles psychiatriques.

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Les complications neurologiques, quant à elles, seraient en partie dues à un manque d’oxygène, une réponse du système immunitaire ou une infection du cerveau causée par le virus.

Une étude menée sur plus de 200 000 patients

Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont passé en revue les registres de santé de 236 379 patients ayant survécu au Coronavirus aux Etats-Unis. Ils ont découvert qu’au cours des six mois qui ont suivi leur infection, 33,6% des survivants à la Covid-19 ont reçu un diagnostic neurologique ou psychiatrique.

13% d’entre eux recevaient un tel diagnostic pour la première fois de leur vie. Cette étude a aussi révélé que les patients qui ont été hospitalisés et ceux qui ont souffert d’encéphalopathie sont plus susceptibles de développer des maladies mentales. Parmi les symptômes cités par les chercheurs, on citera les attaques cérébrales, les hémorragies intracrâniennes, la démence ou encore les troubles psychotiques.

Des symptômes qui persistent

Cette étude n’a pas encore été évaluée par les pairs. Pour l’heure, les chercheurs tentent de répondre à certaines questions concernant ces symptômes psychiatriques et neurologiques. Ils cherchent notamment à déterminer combien de temps ils peuvent persister chez les patients.

Selon eux, la durée des symptômes dépend de leur nature.

« Pour les diagnostics comme les attaques ou encore les hémorragies intracrâniennes, les risques peuvent diminuer au bout de six mois. », explique le Dr Max Taquet du département de psychiatrie de l’Université d’Orxford.

Les experts craignent que les effets psychiatriques et neurologiques de la Covid-19 soient permanents chez certains patients.

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