Un trou noir se cacherait dans la Voie Lactée

Un trou noir se cacherait-il au cœur de la Voie Lactée ? Plusieurs astronomes en sont persuadés. Fascinant, mais le pire reste à venir. D’après eux, cet objet se trouverait en effet à quelque chose comme 7 200 années-lumière de la Terre. Il serait donc très proche de notre planète. Bien plus que la plupart de ses petits camarades. Rassurez-vous cependant car il ne s’agit que d’une simple théorie pour le moment.

Si les trous noirs fascinent autant les astronomes et les physiciens, c’est parce que nous savons très peu de choses à leur sujet.

Trou noir furtif

Certains trous noirs seraient plus discrets que d’autres…

Cela n’a rien de surprenant car ces objets sont impossibles à observer directement à cause de leur nature.

Les trous noirs sont impossibles à observer directement avec les moyens actuels

Ils sont en effet si compacts que l’intensité de leur champ gravitationnel empêche toute forme de matière ou de rayonnement d’en sortir et cela veut aussi dire qu’ils ne reflètent pas la lumière. En d’autres termes, ces singularités gravitationnelles sont… totalement invisibles !

Comment fait-on pour les détecter alors ? Simple, il suffit de s’appuyer sur des techniques d’observation indirectes en s’appuyant sur différentes longueurs d’onde ou même sur les effets provoqués par ces corps sur leur environnement.

Il y a une vingtaine d’années de cela, des astronomes ont repéré un étrange objet situé à proximité de la ligne de vue de l’amas globulaire M15 : VLA J213002.08+120904, ou VLA J2130+12 pour les intimes. A la base, ils pensaient que cet objet était en réalité une anomalie provoquée par des rayons X en provenance d’une autre galaxie mais cette théorie vient d’être invalidée par plusieurs astronomes de l’agence spatiale américaine.

Un trou noir furtif à 7 200 années-lumière de notre planète ?

D’après eux, la source de ces signaux serait bien plus proche que prévu et VLA J2130+12 se trouverait ainsi à 7 200 années-lumière de notre planète. Amusant, mais ce n’est pas fini car cette anomalie serait en réalité un trou noir dont la masse serait relativement proche de celle de notre étoile et donc du Soleil.

Il y a un détail très intéressant. Selon Bailey Tetarenko, le directeur de l’étude, ce trou noir serait assez particulier car il émettrait moins de rayons que la plupart de ses camarades. C’est précisément ce qui le rendrait aussi furtif.

En outre, si un tel trou noir existe, alors il ne doit sans doute pas être le seul et il ne serait donc pas étonnant que l’on découvre prochainement d’autres objets du même type. Enfin, ça c’est en supposant que nous parvenions à les détecter bien entendu.