Un tueur emprisonné à vie veut sortir de prison… après être mort et avoir été ramené à la vie

Benjamin Schreiber, qui a été condamné à perpétuité, réclame sa liberté. Il a déclaré avoir purgé sa peine d’emprisonnement à vie quand son cœur s’est arrêté, il y a quatre ans. Pourtant, la Cour d’appel a décidé qu’il ne pouvait pas prétendre être mort tout en continuant à vivre et qu’aucune jurisprudence n’est susceptible d’appuyer sa requête.

À l’heure actuelle, Schreiber est toujours incarcéré au centre pénitencier de l’État de l’Iowa.

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L’homme de 66 ans a été condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle en 1996, après avoir été reconnu coupable de meurtre au premier degré. Il a frappé un homme à mort avec la poignée d’une pioche. Il a laissé le corps devant une remorque, avec la complicité de la petite amie de la victime.

« C’est une tentative créative de trouver une faille dans la loi. Cet argument est peu convaincant et sans fondement. Le fait que M. Schreiber ait pu déposer une requête en vue de sa libération confirme la qualité de vie actuelle du requérant », ont déclaré les juges.

Les médecins auraient violé ses droits en le réanimant

Le 30 mars 2015, la santé de Schreiber s’est détériorée suite à un problème de calculs rénaux. En arrivant à l’hôpital, il serait « mort momentanément ». Les médecins l’ont, alors, réanimé à l’aide d’une combinaison d’épinéphrine et d’adrénaline. Après rétablissement, il a été renvoyé en prison.

En avril 2018, l’homme a déposé une demande de redressement alléguant que sa détention est illégale. Il a soutenu que sa sentence devait prendre fin. En plus, les médecins auraient violé ses droits lorsqu’ils l’avaient tiré de la mort, car il avait donné l’ordre de « ne pas le réanimer ».

« Le législateur n’a jamais voulu que cette disposition puisse libérer les accusés criminels chaque fois que des procédures médicales mènent à leur réanimation », a expliqué la juge Amanda Potterfield.

La mort définitive comme seule issue

La demande n’a pas convaincu la cour d’appel. Pour les juges, la définition spirituelle ou médicale de la mort n’était le plus important, même si ce paradoxe philosophique a généré de nombreuses batailles juridiques sur l’éthique médicale. Au lieu de cela, ils se sont concentrés sur ce que signifie « la vie en prison ».

« Benjamin Schreiber est soit vivant, auquel cas il doit rester en prison, soit mort, auquel cas cet appel est sans objet », a écrit la juge Potterfield.

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