Un vaisseau spatial russe vient de “tomber en panne” en orbite basse

Le lundi 27 décembre dernier, l’agence spatiale russe Roscosmos a lancé sa fusée Angara A5 pour un vol de démonstration. Selon les informations, le vaisseau devait se diriger vers ce qu’on appelle l’ « orbite cimetière », une zone autour de la Terre où l’on envoie généralement les satellites en fin de vie. Malheureusement, un problème au niveau du moteur du vaisseau l’a empêché d’atteindre sa destination, et il est actuellement coincé sur une orbite basse où il ne devrait pas se trouver.

Selon les sources, le moteur du deuxième étage de l’engin a arrêté de fonctionner lors de son deuxième allumage après juste deux secondes. La fusée, qui transportait une charge de démonstration, est maintenant bloquée sur une orbite très basse.

Deuxième vol de démonstration de Angara A5
Crédits Roscosmos

D’après les explications, l’orbite où se trouve actuellement le vaisseau ne lui permettra pas de rester dans l’espace, à moins que l’on arrive à redémarrer le moteur.

Une rentrée dangereuse

Certains experts indiquent que l’orbite actuelle du vaisseau russe est trop basse. Cela signifie que si le moteur de redémarre pas, l’appareil risque de faire une rentrée incontrôlée dans l’atmosphère.  

D’après Jonathan McDowell, astrophysicien au Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, la masse totale de la fusée avec sa charge est d’ « environ 4 tonnes ». Ainsi, même si la fusée se désintègre dans l’atmosphère, il y aura certains morceaux qui pourront atteindre la surface de la Terre.

Un scénario qui se répète

Une fusée qui fait une rentrée incontrôlée dans l’atmosphère, c’est un scénario que l’on a déjà vécu il y a quelques mois. Vers la fin du mois d’avril, une fusée Long March 5B de la Chine était en effet devenue incontrôlable après qu’elle ait lancé le premier élément de la station spatiale chinoise. Les agences spatiales du monde entier ont essayé de suivre l’appareil, ne sachant pas où il pourrait retomber. Finalement, la fusée s’est désintégrée le 9 mai au-dessus de l’Océan Indien, au nord des Maldives.

En ce qui concerne la fusée russe, elle est bien moins massive que l’a été la fusée chinoise. On peut ainsi s’attendre à ce que les pièces qui toucheront le sol soient assez petites pour ne pas causer trop de dégâts.

Dans tous les cas, il s’agit d’un coup dur pour l’agence spatiale russe qui prévoit d’utiliser la fusée Angara A5 pour remplacer plusieurs lanceurs encore en service.

SOURCE: Futurism

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