Une accusation de harcèlement sexuel dirigée contre Tesla

Tesla devra très prochainement faire face à une accusation de harcèlement sexuel. Cette dernière a été déposée cette semaine par l’une des employées de la marque spécialisée dans les voitures électriques. Travaillant dans l’usine Tesla de Fremont en tant qu’associée de production, Jessica Barraza, la plaignante, parle d’un harcèlement constant. Dans sa déclaration, elle évoque des appels téléphoniques déplacés et des attouchements physiques inappropriés.

Crédit – Tesla

Des actes difficiles à supporter pour la plaignante

Dans un courrier à The Verge, madame Barraza est revenue sur ce qu’elle a dû subir ces dernières années sur son lieu de travail. Elle raconte que presque tous les jours, elle et ses collègues femmes ont fait face à des menaces, des attouchements et des propositions déplacées.

Dans sa plainte déposée devant la Cour Suprême de Californie, elle a donné un plus de précisions sur ces actes qui sont tout simplement inacceptables. Elle a parlé de certains de ces collègues masculins qui lui frôlaient exprès le dos ou la touchaient inutilement. Ceci, en prétextant que c’était dans le cadre de leur travail.

Madame Barraza a également ajouté qu’elle aurait entendu à plusieurs reprises des commentaires désobligeants sur sa personne. Il s’agissait de groupe d’hommes travaillant sur son lieu de travail qui lui ont fait des remarques sur sa silhouette de « bouteille de coca ». Certains ont même ajouté qu’elle avait un « gros cul » ou un « cul d’oignon ».

Une situation qui l’a contrainte à arrêter le travail sur conseil d’un médecin. Depuis le mois de septembre, elle est sujette à des crises de panique et a dû se faire traiter pour cause d’anxiété et de trouble de stress post-traumatique.

L’usine Tesla de Fremont épinglée une fois de plus

Il ne s’agit pas de la première que cette usine fait la une des faits divers. Le mois dernier, Tesla a été condamné à payer une forte somme d’argent pour dédommager un ancien sous-traitant de l’usine. Celui-ci avait accusé l’usine de harcèlement racial dans le cadre d’un environnement de travail hostile. Le montant de la condamnation s’élève à 137 millions de dollars.

Et ce n’est pas tout. En 2017, l’usine de Fremont avait encore été citée dans un autre procès comme étant une « zone prédatrice ». Une ancienne ingénieure de Tesla avait intenté un procès à Tesla pour cause de « harcèlement non désiré et généralisé ».

Celle-ci avait accusé l’entreprise d’avoir refusé des promotions à elle et ses collègues. Alors que dans le même temps, leurs collègues masculins en bénéficiaient et étaient mieux payés. Dans sa plainte, elle a précisé qu’elle a subi des représailles quand elle a fait part de la situation aux ressources humaines de l’usine.

Cette nouvelle plainte vise aussi bien les employés que les superviseurs et les gestionnaires de l’usine. Madame Barraza a précisé que non seulement les responsables étaient au courant des abus, mais qu’en plus certains d’entre eux y ont participé. Pour elle, l’usine de Fremont ne ressemble point à une entreprise de pointe installée dans une région progressiste comme la baie de San Francisco.

Une demande de compensation de la part de la plaignante

Madame Barraza par la voix de ses avocats, demande une compensation pour le préjudice subi. Celle-ci prend en compte les salaires qu’elle n’a pas pu toucher du fait de son arrêt temporaire de travail. En plus de la compensation, elle demande une injonction pour mettre fin au harcèlement à l’usine de Fremont.

À cet effet, ses avocats comptent déposer une autre plainte en vertu de la California Private Attorneys General Act. Celle-ci sera au nom de madame Barraza et de toutes les autres travailleuses qui ont subi des harcèlements dans l’usine. La réaction de Tesla est plus qu’attendue dans les prochains jours.