Une artiste interpellée pour s’être dénudée dans le sanctuaire de Lourdes

Déborah de Robertis est une artiste franco-luxembourgeoise qui fait souvent parler d’elle pour ses performances artistiques pas comme les autres. Au nom de l’art, cette jeune femme n’hésite pas à se dénuder dans des musées. En 2014, elle s’était fait arrêter pour avoir posé nue et les jambes écartées devant l’Origine du monde au musée d’Orsay.

Trois ans plus tard, c’est au Louvre qu’elle s’est mise à nue devant la Joconde. Après avoir fait l’objet de poursuites judiciaires, on aurait pu croire que Déborah de Robertis aurait compris la leçon, mais apparemment, il en faut plus pour la dissuader.

La preuve, elle a une fois de plus été interpellée selon FranceInfo pour s’être dénudée dans le sanctuaire catholique de Lourdes dans les Hautes-Pyrénées le 1er septembre 2018.

Cet acte lui vaudra de comparaître devant le tribunal correctionnel de Tarbes le 19 mai 2019 pour exhibition sexuelle.

Un geste condamné par le sanctuaire

Durant sa performance, Déborah s’est placée devant la grotte qui abritait la Vierge Marie avec un voile bleu inspiré de celui de la Sainte Vierge sur la tête. Entièrement nue, elle avait les mains jointes en signe de prière. Choquées par cette scène, les personnes qui se trouvaient sur place sont intervenues pour la couvrir avant d’appeler la police.

Les responsables du sanctuaire ont fait savoir qu’ils allaient porter plainte contre l’artiste.

Dans un communiqué, ils ont également présenté des excuses aux visiteurs. « Nous avons appris qu’il s’agissait d’un acte prémédité, lié à une démarche prétendument artistique. Nous déplorons un tel mépris de la conscience religieuse et de la liberté de culte. Nous exprimons tous nos regrets aux pèlerins présents et en particulier aux familles accompagnant des enfants. »

Une artiste qui fait polémique

En octobre 2017, Déborah avait déjà été convoquée devant le tribunal correctionnel de Paris pour exhibition sexuelle, après avoir fait la même chose devant le tableau de La Joconde. Elle avait alors été relâchée, car elle affirmait faire « un acte militant et artistique » sans « élément intentionnel » de commettre une exhibition sexuelle.

D’après elle, cette performance artistique avait pour objectif d’interroger « la place des femmes dans l’histoire de l’art. » Même si elle n’a pas écopé d’une peine d’emprisonnement, elle a néanmoins été condamnée à 35 heures de travail d’intérêt général pour avoir mordu un des gardiens du musée au bras.

Cette fois-ci, il faudra attendre 2019 pour savoir le sort que le tribunal réserve à Déborah.