Une défenseuse tunisienne des droits de l’homme ouvre une nouvelle voie dans le système d’aide financière aux étudiants

Amira Yahyaoui est une militante tunisienne des droits de l’homme. Peu connue de la Silicon Valley, cette femme de caractère est toutefois arrivée à s’allier à de grands noms dans le monde des investissements et ceci, dans le but de donner une nouvelle vision du système d’aide financière aux étudiants.

Cette militante était une victime du régime oppresseur de l’ancien président de la Tunisie, Zine El Abidine Ben Ali à tel point qu’elle fut même obligée de quitter son pays natal à l’âge de 17 ans, sans pouvoir terminer ses études secondaires ni même poursuivre des études universitaires. Amira a donc fui en France où elle a vécu en tant qu’immigrée clandestine.

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Crédits Pixabay

Malgré tout, elle a continué de se battre contre les dirigeants autoritaires tunisiens par le biais de son blog et a même lancé une campagne anti-censure en ligne.

Une figure de lutte contre la répression

En quelque temps, Amira Yahyaoui est devenue le visage des manifestations antigouvernementales au Moyen-Orient qui eurent raison du règne de Ben Ali le 14 janvier 2011.

Peu de temps après, Yahyaoui a récupéré son passeport et est retournée chez elle avec un objectif précis : faire que l’ancien gouvernement tunisien rédige une nouvelle constitution et faisant ainsi de la Tunisie, un pionnier de la démocratie arabe.

Cependant, Amira ne s’est pas arrêtée là. Elle a fondé une ONG, nommée Al Bawsala, qui vise à responsabiliser les gouvernements et à exiger d’eux la transparence et l’accès à l’information.

Mos aidera les étudiants à trouver les bourses qui leur correspondent

Actuellement, la militante a un nouvel objectif en tête, avec son entreprise Mos, Amira Yahyoui compte aider les étudiants à accéder plus facilement aux programmes de subventions et de bourses pour qu’ils puissent poursuivre leurs études. Selon la militante, « aujourd’hui, le plus gros problème est que les gens pensent qu’ils ne sont pas éligibles à une aide financière simplement à cause de la conception de la chose ».

Et pour l’aider dans cette entreprise, la militante peut compter sur des alliés de taille dont l’investisseur Khaled Helioui, étant lui aussi un immigrant tunisien investissant dans le secteur technologique comme Uber ; Garrett Camp, le co-fondateur d’Uber et John Doerr, le président de la célèbre société de capital-risque Kleiner Perkins.