Une différence notable entre les niveaux d’anticorps produits par les vaccins Pfizer et Moderna, selon cette étude

Pour lutter contre les formes graves de la COVID-19, maladie engendrée le Sars-CoV-2, les vaccins à ARNm de Pfizer et de Moderna, qui nécessitent jusqu’à présent deux injections, ont fait preuve de leur efficacité. Mais à en croire les résultats d’une récente étude, le vaccin de BioNTech/Moderna apporterait une réponse immunitaire supérieure.

Les chercheurs se sont penchés sur l’analyse de prélèvements sanguins provenant respectivement de patients ayant reçu l’un ou l’autre de ces deux vaccins à ARNm.

Un flacon de vaccin
Crédits Spencer Davis – Pixabay

Toutefois, avant de valider ces résultats, des travaux supplémentaires seront nécessaires.

Le vaccin Moderna semble nettement plus efficace

Au cours de ces travaux réalisés dans un centre médical situé en Belgique, les scientifiques ont analysé des prélèvements sanguins extraits avant et après l’administration de vaccins Pfizer ou Moderna.

Environ 700 échantillons provenaient d’individus qui ont reçu une injection de vaccin Moderna et 950 sont issus de personnes qui ont bénéficié d’une dose de Pfizer.

En analysant les niveaux d’anticorps anti-protéine de pointe spécifiques au Sars-CoV-2, les chercheurs ont d’abord observé qu’après une contamination au coronavirus, les deux vaccins engendrent tous le deux une réponse immunitaire efficace. Mais si l’on compare les deux vaccins ARNm, celui de Moderna semble plus efficace.

En effet, dans un millilitre de sang, les experts ont noté que le vaccin de Moderna génère jusqu’à 3 836 anticorps de plus que celui de Pfizer. Au vu de la différence flagrante entre les niveaux d’anticorps produits, les chercheurs suggèrent que le vaccin de Moderna protège nettement mieux que celui de Pfizer.

Des résultats à prendre avec des pincettes

Bien évidemment, la communauté scientifique ne peut pas s’appuyer sur les résultats d’une seule étude pour affirmer que le vaccin de Pfizer est moins efficace que celui de Moderna. Divers travaux seront donc prochainement au rendez-vous pour connaître le fin mot de cette histoire.

De plus, quelques facteurs sont à prendre en considération par rapport aux résultats récemment obtenus. Parmi ces derniers, les chercheurs citent les conditions relatives à l’acheminement et au stockage des vaccins utilisés.

En outre, ces chercheurs se sont uniquement penchés sur la décompte des anticorps relatifs à la protéine de pointe du virus, alors que d’autres types d’anticorps contribuent également au système de défense de l’organisme. Le fait qu’ils aient pu passer à côté d’autres paramètres importants n’est donc pas à écarter.