Une enquête révèle que Netflix pratique une importante optimisation en France

Plate-forme de SVOD numéro une dans le monde, Netflix brille grâce à ses programmes originaux et un énorme catalogue de films, séries et autres documentaires. Et malgré la concurrence nouvelle, entre Amazon Prime Video, Apple TV+ et (surtout) Disney+, la société reste en tête et compte garder sa place. Mais comme énormément de multinationales, régulièrement critiquées et épinglées à ce propos, Netflix pratique une optimisation fiscale de grande ampleur, notamment en France. C’est ce que révèle le magazine français Capital qui a mené une grande enquête sur l’optimisation de l’entreprise.

Ainsi, malgré des revenus estimés à 800 millions de dollars, Netflix a pu échapper aux impôts français et payer une petite somme en 2019.

Crédit : Pixabay

Netflix rejoint donc la longue liste des entreprises majeures qui pratiquent l’optimisation fiscale.

Seulement 564 174 euros d’impôts payés en 2019

L’optimisation fiscale n’a absolument rien d’illégal, mais fait souvent grincer des dents face à des multinationales qui n’hésitent pas à en abuser pour limiter les impôts. Et comme l’explique Capital, Netflix, dépassé par Pornhub en termes de fréquentation, n’échappe pas vraiment à la règle. Ainsi, la société n’a payé, en 2019 sur notre territoire, que 564 174 euros d’impôts pour des revenus de… 800 millions d’euros !

Capital explique ainsi que le bénéfice avant impôts en France est de 80 millions d’euros. Si la société ne pratiquait pas l’évasion fiscale, elle devrait s’acquitter de 25 millions d’euros auprès du fisc, en France.

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Capital revient également sur la méthode utilisée par Netflix pour optimiser sa fiscalité en France. La technique est plutôt simple : déclarer les abonnements français aux Pays-Bas, à travers une filiale. En revanche, Netflix ne peut échapper à deux taxations. La première est le paiement d’un somme à hauteur de 5,5% de son chiffre d’affaires pour financer le CNC et la production audiovisuelle française. La seconde est une TVA de 20% pour les services en ligne.

De son côté, Netflix se défend et justifie la pratique de l’optimisation fiscale. La plate-forme de SVOD explique que “l’année 2019 constitue une phase de démarrage pour ces entités (ndlr : les filiales, dont l’une permet cette optimisation fiscale)”, avant de poursuivre qu’il est “inévitable que le montant des taxes ne soit pas significatif“.