Une étude affirme que les océans sont beaucoup plus chauds que nous le pensions

En 2014, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a calculé la quantité de chaleur retenue par les océans de la Terre. Cette étude a établi que les océans absorbaient plus de 90% de la chaleur excédentaire accumulée par les gaz à effet de serre. Une nouvelle étude réalisée par les chercheurs de la Scripps Institution of Oceanography de l’université de Californie, à San Diego, et de l’université de Princeton, démontre que ces résultats sont loin de la réalité.

L’auteur principal de l’étude, Laure Resplandy, un océanographe biogéochimique de l’université de Princeton, a déclaré : « Nous pensions ne pas trop réchauffer l’océan et l’atmosphère en raison de la quantité de dioxyde de carbone que nous émettions. Mais nous avions tort. »

En vérité, l’énergie présente dans les océans est actuellement de 13 zettajoules, soit huit fois plus que la consommation énergétique annuelle mondiale.

Le changement climatique a bel et bien un impact sur les océans

L’étude est parue le 31 octobre 2018 dans la revue Nature. Laure Resplandy a déclaré le même jour que « La planète s’est réchauffée plus que nous le pensions. Elle nous était cachée simplement parce que nous ne l’avions pas bien échantillonné. Mais c’était là. C’était déjà dans l’océan. »

Le GIEC a publié un autre rapport en octobre 2018. Celui-ci mettait en garde contre les conséquences dramatiques sur notre planète en 2040 si les émissions de gaz à effet de serre ne diminuaient pas.

Les experts ont conclu qu’il était impératif de ne pas dépasser les 1,5 degrés Celsius de réchauffement climatique.

Un calendrier avancé

Si le GIEC estimait que les émissions devaient chuter de 20% d’ici 2030 et atteindre le zéro en 2075, cette nouvelle étude modifie la donne. Les auteurs de la recherche déclarent qu’il faudra baisser de 25% les émissions de gaz à effet de serre si l’on ne veut pas atteindre les 2 degrés Celsius.

Le rapport du GIEC dressait un tableau de ce que sera notre planète si jamais les 2 degrés Celsius étaient atteints. Il y aura notamment une aggravation de la pauvreté, une destruction des nations insulaires due à la montée des mers ainsi que des pénuries alimentaires. Si aucune mesure n’est prise, cette épée de Damoclès nous tombera dessus dès 2040.