Voilà ce qui se passe dans votre cerveau lorsque vous avez des relations sociales

Une étudiante en premier cycle de l’université de Yale, Olivia Descorbeth, a voulu savoir si le cerveau réagissait lorsqu’une personne tenait une conversation avec un individu d’une classe socioéconomique différente. Une étude récente dans le domaine de la neurobiologie prouve que les relations avec les autres étaient gérées dans une partie du lobe frontal.

Joy Hirsch, professeur dans le département de physique médicale et de génie biomédical de l’University College London, affirme que cette expérience a permis d’identifier « les mécanismes neuronaux impliqués dans les interactions sociales entre des personnes de différents horizons. »

Crédits Pixabay

Quand nous nous entretenons avec des gens provenant d’un milieu qui n’est pas le nôtre, cela augmente notre stress et le cerveau est plus actif.

Déroulement de l’étude

Le but de l’expérience était de connaître les mécanismes entrant en action quand un individu discutait avec un autre. Les 78 participants ont donc été mis deux par deux pour avoir une conversation sur des sujets tout à fait ordinaires, comme la manière de cuisiner un plat ou les activités qu’ils avaient faits dernièrement. Le dialogue durait environ une douzaine de minutes, en mettant les volontaires l’un devant l’autre.

Pour chaque personne de l’échantillon, on avait recueilli des informations sur leur niveau d’étude et leur revenu mensuel. Ceci a permis de les classer, selon leur rang dans la société et leur réussite scolaire. Ensuite, il a fallu constituer 20 duos avec de fortes différences sociales, et 19 « couples » avec des critères socioéconomiques presque similaires.

Augmentation de l’activité cérébrale

Pour surveiller l’activité cérébrale, on ne pouvait pas utiliser la méthode classique utilisant l’imagerie par résonnance magnétique. En effet, celle-ci aurait nécessité de coucher les individus, ce qui n’est pas naturel pour tenir un tête-à-tête dans les normes. Ainsi, les chercheurs ont préféré utiliser l’imagerie spectroscopique proche infrarouge fonctionnelle (ISPIf), capable de montrer l’activité dans une zone du cerveau en mesurant le degré d’oxygénation.

Les scientifiques ont remarqué qu’en parlant avec une personne d’un autre milieu social, un individu devait fournir plus d’effort. Cela se traduisait par un niveau de stress plus important, ainsi qu’une activité cérébrale très considérable dans le cortex préfrontal dorsolatéral gauche. Cette zone est connue pour être le siège du comportement social de l’homme, là où se gèrent les préjugés et les stéréotypes.

Mots-clés cerveau