Une expédition va tenter de trouver l’épave de l’Endurance

Une expédition scientifique tentera l’an prochain de trouver l’Endurance, le navire infortuné de l’explorateur de l’antarctique Sir Ernest Shackleton. Le navire a coulé en 1915, écrasé par la glace dans la mer de Weddell avant de couler dans 3 000 m d’eau.

Shackleton et son équipage ont dû se cantonner dans des canots de sauvetage pour réaliser un sauvetage extraordinaire et héroïque à travers l’océan Austral.

Une expédition pour retrouver l’épave de l’Espérance

Opérant depuis le navire de recherche SA Agulhas II, l’expédition utilisera les sous-marins sans pilote les plus perfectionnés au monde pour fouiller le fond marin. Ils vont également baser leurs recherches sur des informations tirées du journal du capitaine Frank Worsley, le navigateur renommé qui était occupé à enregistrer des données à partir de son sextant alors même que le navire était en train de couler. Il faut noter qu’au moins trois expéditions précédentes pour retrouver l’épave de l’Endurance ont échoué.

Si la nouvelle Weddell Sea Expedition 2019 réussit, le navire sera classé comme un monument historique, protégé par la loi internationale. En 2013, des scientifiques du Natural History Museum de Londres ont déclaré qu’ils croyaient que le courant circumpolaire antarctique permettait de préserver le navire des vers des bois.

Des fouilles minutieuses des restes du bateau prévues

“Si l’expédition trouve l’épave, nous l’étudierons, la photographierons et la filmerons et documenterons son état”, a déclaré le professeur Julian Dowdeswell, directeur du Scott Polar Research Institute de l’Université de Cambridge, qui dirige l’équipe.

“S’il y a des espèces marines d’eau profonde qui colonisent l’épave, les biologistes marins pourraient essayer de prélever des échantillons scientifiques en utilisant le Remotely Operated Vehicle (ROV), s’il peut être déployé au-dessus du site à partir du navire. Cependant, nous ne retirerons aucun objet de l’épave.”

Construit en Norvège en 1912, l’Endurance était sans doute le plus gros navire en bois jamais construit, avec une quille de 2,159 mètres faite de quatre morceaux de chêne. Mais contrairement à certains navires de l’époque, il n’était pas conçu pour faire face à la glace. Cela signifie que lorsque le navire s’embourbait dans la banquise polaire, la coque subissait une énorme pression, et elle a fini par lâcher après dix mois.

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