Une IA inspirée par HAL 9000 de 2001 L’Odyssée de l’Espace

Inspirée par la saga des Odyssées de l’espace, une équipe de scientifiques a conçu une réplique de HAL 9000 (CARL 500 en version française). Pour rappel, dans le film, le supercalculateur doté d’intelligence artificielle, gérant le vaisseau spatial Discovery One, avait tué les astronautes. L’équipe de TRACLabs, une société basée au Texas, souhaite recréer un l’algorithme destiné à aider les équipages de futures missions spatiales.

Notons que HAL est l’acronyme de « Heuristically programmed ALgorithmic computer ». Sa réplique a été baptisée CASE pour « cognitive architecture for space agents » ou « architecture cognitive pour agents spatiaux ». Concrètement, il s’agit d’un système informatique autonome conçu pour les stations spatiales.

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Les détails sur les résultats de l’étude ont été publiés dans Science Robotics. L’équipe envisage encore de perfectionner cette technologie. A l’heure actuelle, TRACLabs coopère avec la NASA pour recréer des environnements lointains sur Terre.

Entretenir des conversations et alerter sur les dangers

CASE est structuré en trois différentes couches : une couche de contrôle, une couche associée aux activités de routine et un logiciel de planification automatique. Ces trois dimensions sont reliées à un « serveur ontologique » contenant la base de données. La machine fonctionne 24h/24.

Le système est capable d’entretenir de vraies conversations avec des humains. Les astronautes pourront ainsi lui poser des questions, lui donner des ordres et lui passer des commandes. L’IA est également capable d’afficher des informations concernant l’état des lieux et la maintenance du matériel. Par ailleurs, elle peut prévenir l’équipage sur d’éventuels dangers.

Et si CASE devenait incontrôlable ?

« J’ai vu l’odyssée de l’espace 2001 de Stanley Kubrick lors de ma dernière année à West Point en 1968 », a raconté Pete Bonasso, spécialiste en robotique et en Intelligence artificielle, l’un des développeurs de CASE. Il a ajouté que, lorsqu’il avait vu le film en 2001, il savait qu’il devait « transformer l’ordinateur en un autre être, un être comme HAL 9000 ».

« Nos collègues et nos homologues de la NASA ne craignent pas que notre HAL devienne incontrôlable », a-t-il néanmoins souligné Bonasso. « C’est parce qu’il ne peut rien faire pour ce pour quoi il n’est pas programmé. »

« Ses capacités sont très étroites, concentrées sur des événements se produisant sur une base planétaire », a-t-il expliqué. « Même s’il peut maintenir le fonctionnement des systèmes de survie, il n’a aucune idée de qui a remporté la dernière élection présidentielle. »