Une juge fédérale a rejeté les poursuites contre Google, Facebook et Twitter

Laurel Beeler, une juge de San Francisco, a rejeté au début de la semaine les actions en justice entamées contre les géants de la technologie Google, Facebook et Twitter. En effet, des plaintes ont été portées contre ces sociétés les tenant pour responsables des victimes de la fusillade en décembre 2015 dans la ville de San Bernardino, en Californie.

Les requérants ont affirmé que c’est grâce à ces plateformes que la propagande de l’État islamique a pu s’épanouir.

Cependant, dans la décision rendue dans la soirée du 31 décembre, la juge américaine Laurel Beerel a déclaré que l’attaque, qui a fait 14 morts et 22 blessés, n’a pas été une résultante directe de l’accès que ces plateformes ont fourni à l’État islamique.

La juge a motivé sa décision en écrivant qu’une décision contraire attiserait des litiges illimités et irrévocables compte tenu du fait que les services de communication font partie intégrante de la vie socio-économique moderne.

Un rejet total des plaintes contre les trois plateformes technologiques

La juge fédérale a donc nié toute responsabilité des plateformes dans la participation à la promotion du terrorisme malgré la loi de 2016 concernant la lutte contre le terrorisme (JASTA) en arguant que les sociétés étaient « généralement conscientes » du risque que leurs plateformes ou services soient utilisés par l’État islamique.

Parmi les requérants figuraient les victimes et proches des victimes de l’attaque du 2 décembre 2015, une attaque menée par Syed Farook et sa femme, Tashfeen Malik, 29 ans, de nationalité pakistanaise. Tous deux sont morts peu après l’attaque, dans une fusillade policière.

L’avocat des plaignants ne s’étonne pas du verdict

Selon les autorités, le couple avait été inspiré par des militants islamistes. L’État islamique avait d’ailleurs confirmé que les deux victimes faisaient partie de ses partisans. La juge Beeler a ainsi rejeté les actions en justice avec préjudice en s’appuyant sur les rejets prononcés par d’autres tribunaux dans des requêtes similaires dans d’autres affaires.

Pour l’instant, les trois entreprises n’ont pas répondu aux demandes de commentaires concernant cette affaire. Malgré tout, l’avocat des plaignants, Keith Altman, a déclaré le mercredi 02 janvier 2019 que cette décision ne l’étonnait pas.