Une machine volante personnelle électrique est à l’étude

Qui n’a pas jamais rêvé de faire voler sa voiture pour se rendre au travail à l’heure ? Nous y avons tous pensé un jour coincé dans un embouteillage monstre. À ce moment, vous vous êtes sûrement dit que cela ne pouvait qu’être de la fiction. Oui, mais cette vision quasi chimérique peut bientôt prendre forme. En effet, une équipe de l’Université d’État de Washington (WSU) travaille présente sur un engin volant personnel. Selon les informations rapportées par TechXplore, la machine fonctionnera essentiellement grâce à l’électricité.

Image de l’atterrissage du d’EVTOL – Crédit – Washington State University

Un projet qui se justifie de lui-même

Le travail de recherche est piloté par le professeur John Swensen. Ce dernier est associé à l’école d’ingénierie mécanique et des matériaux de la WSU. Il a pu décrocher une subvention du Joint Center for Aerospace Technology Innovation en compagnie de son collègue, le professeur Konstantin Matveev.

Ensemble, ils dirigent une équipe de la WSU constituée de quatre étudiants. Ils travaillent actuellement sur différentes configurations aérodynamiques à donner au futur véhicule volant. L’idée est d’arriver à optimiser la poussée et les commandes de la voiture personnelle.

Pour John Swensen, nul besoin de chercher loin avant de comprendre l’utilité de ce type de machine dans le futur. Il suffit de prendre sa voiture et d’essayer de rallier deux points d’un centre-ville très fréquenté aux heures de pointe pour s’en convaincre.

L’équipe collabore également avec une jeune entreprise située à Tacoma et connue sous le nom de ZEVA Aero. Cette dernière intervient essentiellement sur le décollage et l’atterrissage du véhicule électrique.

Un prototype intitulé eVTOL

La société ZEVA Aero a mis au point un prototype afin de permettre à l’équipe de faire des tests grandeur nature. Celui-ci est fonctionnel et est capable de voler à une vitesse estimée à 160 miles par heure. Toutefois, pour le moment cela ne peut pas se faire sur distance supérieure à 80 miles.

Le prototype fonctionne d’abord dans un premier temps comme un hélicoptère en vol stationnaire. Ce qui lui permet de décoller. Une fois suffisamment haut dans les airs, la machine se comporte comme un avion de ligne. Pour le professeur Swensen, cela permet à l’appareil de profiter au maximum de la réduction de la traînée.

Pour Matveev, le principal défi fut d’arriver à trouver une poussée suffisante pour faire décoller l’avion avec un pilote à l’intérieur. Pour cela, ils ont profité des récentes avancées technologiques. Celles-ci concernent essentiellement les moteurs, les systèmes de contrôles ainsi que les matériaux plus légers.

Il faut dire que ce projet revêt une importance toute particulière pour Stephen Tibbits, actuel dirigeant de ZEVA Aero. Celui-ci est un ancien étudiant de la WSU. Il trouve très passionnant de collaborer avec des chercheurs de son ancienne université pour faire avancer la science.

Il a d’ailleurs tenu à saluer les professeurs Swensen et Matveev qui selon lui abattent un travail remarquable. Toujours selon ses dires, l’état doit continuer à investir dans la formation des étudiants spécialisés dans l’aérospatiale. Cela permettra à la future industrie des eVTOL d’être très compétitif sur le marché.

Le futur du projet dépendra de l’évolution de la technologie de stockage d’électricité

Pour le moment, les tests se poursuivent afin d’améliorer le système de propulsion du futur avion. Un banc d’essai mis au point par Swensen permet de tester efficacement les hélices de l’eVTOL. De son côté, Matveev est chargé de modéliser l’écoulement d’air autour des hélices afin d’optimiser le système de propulsion.

Selon M. Swensen, le projet devrait se concrétiser « le plus tôt possible ». Toutefois, ils auraient besoin d’un coup de pouce venant des fabricants de batteries de stockage pour y arriver. Les modèles actuels ne sont pas assez légers et efficaces. Une amélioration de ce côté pourrait à coup sûr valider la concrétisation du projet.