Une « mini-Lune » aurait explosé dans le ciel du désert australien en 2016

L’atmosphère terrestre est le siège de nombreux phénomènes qui suscitent la curiosité des chercheurs, notamment ces fameuses boules feu, des météorites principalement, qui la franchissent constamment, tout en restant discrètes. Des rochers enflammés ont ainsi déjà touché sur notre planète, mais paraît-il, la boule de feu qui a explosé le 22 août 2016 dans le ciel du désert australien serait plus qu’une simple météorite.

En effet, les caméras du réseau Desert Fireball, placées dans le désert australien, ont capturé des images qui confirmeraient que cet objet serait ce qu’on appelle une mini-lune.

Crédits Pixabay

Les informations sur la vitesse de cette boule de roche ont en effet démontré que l’objet aurait été en orbite autour de la Terre avant qu’il ne se mette à s’enflammer et se désintégrer. Et à en croire les spécialistes, deux mini-lunes avaient déjà explosé dans notre atmosphère en 2006 puis 2014.

Les « mini-lunes », des objets capturés par la Terre

Les scientifiques désignent ainsi les « mini-lunes » comme étant des objets voguant dans l’espace qui ont été attirés par la gravité de la Terre et qui orbitent autour de notre planète avant de se désintégrer. Ce phénomène a été corroboré par les données de vitesse de la boule de feu qui a explosé dans le ciel du désert australien, qui était d’une parfaite lenteur (11 km /s).

Patrick Shober, un spécialiste en astronomie de l’Université Curtin, et son équipe ont pu déterminer la vitesse de l’objet grâce aux six caméras pouvant couvrir des centaines de kilomètres à travers le désert australien.

Et justement, une vitesse lente suppose que l’objet était en orbite autour de la Terre et l’angle exclut les restes de satellite. Selon les calculs, la probabilité que la boule de feu soit une mini-lune serait de 95%.

Heureusement pour nous, les mini-lunes sont rares

Toute une population de roches se balade en permanence autour de la Terre. De plus, en fonction de la région du système solaire dans laquelle notre planète se trouve, il en a d’autres qui viennent se rajouter à la liste. Et logiquement, certaines finissent par s’introduire dans l’atmosphère à un moment ou un autre de leur voyage, suivant des angles déterminés, et finissent par se désintégrer, donnant ainsi vie aux météorites.

En revanche, de temps en temps, l’un de ces astéroïdes est capturé durant un bref moment par la gravité terrestre et se rapproche de notre planète, comme ce fut le cas en 2016.

Le nombre d’aérolithes se trouvant près de la Terre reste incertain, mais avoisine les millions et seuls quelques milliers d’entre eux seraient des mini-lunes selon une estimation datant de cette année. Mais comparé à d’autres planètes comme Jupiter, les mini-lunes terrestres sont finalement assez rares.