Une neuroscientifique explique les impacts de la technologie sur la concentration

Maryanne Wolf, une neuroscientifique de l’université de Californie à Los Angeles, a écrit un livre intitulé « Come Home » qui porte sur l’histoire et la science du cerveau de lecture dans un monde numérique.

The Verge a interviewé l’auteur sur la manière dont la technologie impactait sur le cerveau humain.

Cerveau

La neuroscientifique a expliqué que la technologie change le cerveau humain. Tout au long du livre, Wolf parle de l’existence de circuits dans notre cerveau qui nous permettent de lire et de traiter les informations. Parmi les modifications cérébrales causées par la technologie se trouve la baisse du niveau de concentration.

Dans l’interview, l’auteur explique plus amplement cette notion de circuits cérébraux.

La technologie affaiblit la construction des circuits cérébraux

Selon Wolf, le cerveau construit un réseau de connexions neuronales qui permet d’assurer les fonctions cognitives qui comprennent entre autres la fonction de mémoire. Ces connexions servent également à assurer n’importe quelle autre fonction telle que la fonction de langage et de vue et ces connexions se créent entre d’anciens réseaux situés dans le cerveau. Un amas de réseaux donne ainsi naissance à un circuit.

Ces circuits se construisent à chaque nouvel apprentissage. Néanmoins, cette construction prend du temps et requiert de la patience. Seulement, la vitesse à laquelle avance la technologie et la multitude d’informations qu’on traite à travers elle affaiblissent la construction de ces réseaux et affectent ainsi notre cerveau.

Ralentir le rythme de lecture pour gagner en concentration

Le support numérique offre de nombreux avantages en termes de traitement rapide de l’information. Toutefois, la capacité de concentration des personnes s’affaiblit à mesure qu’elles passent plusieurs heures devant un écran. Cela est dû au fait que la construction de réseaux neuronaux requiert ce que l’auteur appelle de la patience cognitive.

L’auteur préconise ainsi d’utiliser un mode de lecture plus concentré et plus profond pour atténuer cette baisse de concentration. Wolf a également mené une recherche dans laquelle elle a constaté que passer 2 semaines de longues lectures permettait de mieux se concentrer.

La neuroscientifique propose aussi de trouver le meilleur support visuel qui permet d’effectuer une lecture profonde. Elle conseille notamment d’utiliser l’impression comme support afin de mieux se concentrer sur les choses nécessitant davantage de concentration.

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