Une nouvelle étude suppose que nos ancêtres avaient de nombreuses relations interespèces

Avant que nous ne soyons les seuls êtres humains sur Terre, les Homo sapiens côtoyaient les Néandertaliens et les Dénisoviens qui leur étaient très proches. Il a déjà été prouvé que le Neandertal s’était accouplé avec le Dénisovien.

Toutefois, une récente étude menée par les chercheurs de l’université de l’Utah (Etats-Unis) a révélé qu’une lignée plus ancienne d’humains « super-archaïques » aurait eu des relations sexuelles avec les hommes de Denisova et un groupe appelé « néandersoviens » qui résultent du croisement entre les Dénisoviens et les Néanderthaliens.

Cette étude prouve que les premières espèces humaines sont le fruit de nombreuses relations interespèces.

Une surprise pour les scientifiques

Alan Rogers, l’auteur principal de cette étude, a révélé que le résultat qu’il a obtenu était une véritable surprise pour lui et son équipe : « Je suis simplement ravi de pouvoir remonter aussi loin dans le passé. »

« Quand j’ai commencé à travailler sur ce genre de choses, je pensais que je travaillerais sur l’origine des humains modernes. Ce fut une surprise pour moi que la partie intéressante de l’histoire soit ce qui s’est passé au Pléistocène moyen. » a-t-il déclaré.

Les recherches se poursuivent

Pour en arriver à ces résultats, les scientifiques de l’université de l’Utah ont recherché des séquences communes dans les données des génomes des Néandertaliens des grottes de Denisova, en Sibérie, de Vindija, en Croatie, ainsi que dans ceux des Européens modernes provenant du Simons Genome Diversity Project. Ils ont eu recours à des analyses statistiques pour découvrir quels modèles correspondaient le plus avec les données qu’ils avaient en leur possession.

Les scientifiques ont fini par reconstituer un arbre évolutif comprenant quatre épisodes proposés de transfert de gènes. D’après cet arbre, la lignée ancienne d’humains « super-archaïques » se serait reproduite avec les ancêtres « néandersoviens » en Eurasie il y a 744 372 ans. La découverte de cette lignée d’humains « super-archaïques » a permis aux cherheurs de faire la lumière sur de nombreuses zones d’ombres.

Toutefois, ils se demandent actuellement qui étaient ces humains « super-archaïques. » Si certains scientifiques avancent l’hypothèse qu’il pourrait s’agir de l’Homo erectus ou de l’Homo antecessor, Alan Rogers, quant à lui, pense que « ça aurait pu être une autre population que nous ne connaissons pas. »

Mots-clés homo sapiens