Une nouvelle explication scientifique à la “chair de poule”

Notre peau est constituée de plusieurs couches de cellules, dont une constituée en grande partie de cellules-souches, et qui fait office d’interface entre notre corps et l’environnement extérieur, l’épithélium de l’épiderme.

Cette couche de cellules-souches, situées dans la lame basale de l’épithélium sont justement encerclées par différents types de tissus qui, ensemble, jouent un rôle dans le mécanisme de production de tissus par ces cellules-souches. Des scientifiques fascinées par ce système ont donc -mené une étude visant à mieux comprendre cet aspect de notre physiologie.

Photo d'un bras sujet à la chair de poule

Crédits Pixabay.

Et d’après leurs conclusions, ces cellules-souches auraient la faculté de réagir à des stimuli qui proviennent de notre corps même, ou de l’environnement extérieur, comme le froid. En fait, notre organisme y réagirait afin de réguler la réaction des cellules-souches, ce qui donne la fameuse réaction physiologique que nous appelons la « chair de poule », entre autres.

Un système de régulation de la croissance des poils

À l’aide de la microscopie électronique à haute résolution, ces chercheurs ont observé que le mécanisme de la chair de poule implique 3 types de tissus présents dans notre peau. Il y a notamment les nerfs (essentiellement sympathiques), le mésenchyme (tissu de soutien des petits muscles) et l’épithélium (constitué par les cellules-souches).

L’ensemble constitue une niche qui a pour rôle de réguler en permanence les cellules-souches et leur réaction aux changements de la température externe. Et ces cellules, enroulées autour d’elles même comme des rubans, forment une connexion de type synapse avec les nerfs grâce au muscle.

Au cours d’une étude réalisée avec des souris, les chercheurs ont observé que les follicules pileux constitués de ces cellules-souches déclenchent la croissance des muscles en cas de stimulation par le froid. Le nerf sympathique associé sécrète en effet une protéine qui va réguler la formation du muscle, stimulant à son tour le nerf sympathique.

Ainsi, la croissance rapide des poils est possible par activation des cellules-souches grâce aux neurotransmetteurs que libèrent les nerfs sympathiques, stimulés eux-mêmes par un froid prolongé.

Le même mécanisme est à la base de la fameuse «  chair de poule »

Les chercheurs suggèrent que ce même mécanisme est à l’origine de la chair de poule chez l’homme. Une explication qui n’est pas incompatible avec la théorie selon laquelle quand on a froid, les pores se resserrent pour minimiser le phénomène de déperdition de la chaleur via la peau.

En effet, face à de basses températures, les muscles connectés au système nerveux sympathique se contractent autour des follicules pileux, comblent le fossé entre ceux-ci et les nerfs et favorisent ainsi l’apparition de petites bosses sur la peau couramment appelées « chair de poule ».

Ce mécanisme semble à long terme favoriser la pousse des poils et des cheveux (encore une idée de dame nature pour nous protéger du froid !), selon ces chercheurs.

Mots-clés physiologie