Les astéroïdes, une clé pour produire de l’eau sur la Lune

À l’heure actuelle, les agences spatiales gouvernementales comme la NASA et les sociétés spatiales comme SpaceX élaborent des plans pour coloniser la Lune et Mars. La réalisation de ces projets dépend de certains facteurs essentiels comme la disponibilité permanente de l’eau sur place.

Les résultats d’une nouvelle étude financée par l’Agence spatiale américaine semblent apporter la solution adéquate.

Simulateur astéroïdes

Crédits Pixabay

La nouvelle recherche a révélé qu’il est possible de reconstituer l’eau à la surface des mondes comme la Lune. La technique consiste à reproduire la méthode de régénération des molécules d’eau dans les astéroïdes. L’étude a également permis d’identifier deux composants essentiels de maintenir l’approvisionnement en eau des astéroïdes, et non un seul, comme ce que l’on croyait auparavant.

Ces deux composants indispensables sont les électrons et le choc thermique. Les résultats de la recherche ont été publiés dans la revue Nature Astronomy.

Un appareil pour simuler le climat spatial 

Concrètement, les chercheurs ont utilisé un fragment de la météorite de Murchison, tombée sur Terre il y a 50 ans, comme échantillon. Ils ont ensuite recouru à un appareil pour simuler le « climat spatial » dans une ceinture d’astéroïdes.

Dans cette expérience, les vents solaires ont été remplacés par des électrons, tandis que les impacts de météorites sur l’astéroïde ont été simulés par des rayons lasers.

Les scientifiques ont constaté que la combinaison des vents solaires et des impacts de météorites a créé de l’eau. L’unique condition est que la rencontre se fasse à très basse température.

Pour réapprovisionner en eau d’autres corps sans air

« Ce processus complexe de régénération des molécules d’eau de surface pourrait également être un mécanisme possible pour réapprovisionner en eau d’autres corps sans air, comme la lune. Ce résultat de recherche pourrait avoir d’importantes répercussions », a affirmé Katarina Miljkovic, chercheuse au Centre des sciences et technologies spatiales de l’Université Curtin et principale auteure de l’étude.

« Nous savons tous que la disponibilité de l’eau dans le système solaire est un élément extrêmement important pour l’habitabilité dans l’espace », a-t-elle souligné.

La recherche a impliqué des chercheurs de l’Université Curtin, de l’Université de Hawaii et de l’Université d’État de Californie.

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