Une nouvelle théorie au sujet de Stonehenge

Depuis plusieurs années, les pierres géantes de Stonehenge représentent un vrai casse-tête pour les scientifiques. Les vraies raisons qui ont poussé les hommes anciens à construire le monument sont encore inconnues.

Si, actuellement, les chercheurs en savent un plus sur les origines de ces mégalithes, la technique utilisée pour les transporter constitue encore une énigme. Néanmoins, une nouvelle étude a apporté des informations qui pourraient servir à élucider le problème.

Les anciennes célébrations à Stonehenge étaient aussi l'occasion de grands mouvements humains et ... de porcs

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Les mégalithes de Stonehenge pèsent entre 2 à 50 tonnes. Ils proviennent d’endroits différents. Certains étaient extraits à environ 28 km du lieu. D’autres proviennent de carrières situées à environ 160 km. Selon la nouvelle étude, ils ont été transportés grâce à des traîneaux ou des rondins lubrifiés avec du saindoux de porc.

L’étude a été dirigée par Lisa-Marie Shillito, de l’Université de Newcastle (Royaume-Uni). Le document a été publié le 15 juillet dans le journal Antiquity.

De très grandes quantités de lipides dans les pots

À proximité du monument, les archéologues ont trouvé le site appelé Durrington Walls, où les ouvriers qui ont construit le monument habitaient il y a environ 5000 ans.

Ils ont commencé à le fouiller dans les années 1960. Ils y ont découvert des restes d’ossements animaux et des fragments de poterie.

Les pots ont été analysés par les scientifiques. Ils ont utilisé une technique appelée analyse des résidus organiques pour connaître ce que les récipients contenaient. Selon la conclusion d’une étude réalisée en 2018, un tiers des pots trouvés par les archéologues ont été utilisés pour la cuisson du porc.

« Nous trouvons de très grandes quantités de lipides dans les pots », avait déclaré Julie Dunne, archéologue biomoléculaire à l’Université de Bristol, au Royaume-Uni. « Les pots eux-mêmes sont assez grands, et ils ont des signaux lipidiques élevés, ce qui signifie qu’ils ont probablement été utilisés pour transformer beaucoup de produits animaux. »

Une preuve de la théorie du traîneau graissé ?

Cependant, d’après Lisa-Marie Shillito, ces récipients en forme de seau n’auraient pas uniquement servi dans la cuisson et la consommation d’aliments. Si c’était le cas, ils auraient la forme d’un plat ou d’une assiette.

Par ailleurs, les squelettes découverts sur le lieu sont restés intacts. Cela signifierait que les porcs n’ont pas été charcutés. Ils auraient plutôt été grillés à la broche.

Les seaux auraient servi dans le stockage de la graisse qui coulait. La chercheuse estime que ces résidus de graisse pourraient être « une preuve alléchante de la théorie du traîneau graissé. »