Une nouvelle théorie concernant Bételgeuse et la diminution de sa magnitude

Une nouvelle théorie a été avancée concernant Bételgeuse et la raison pour laquelle cette étoile de la constellation d’Orion s’assombrit périodiquement. En résumé, la faute incomberait à la formation d’un nuage de poussière, résultant de l’éjection de matières dans l’atmosphère de l’étoile.

Depuis un certain temps, plusieurs théories sur la raison de cette baisse brusque de magnitude ont été avancées par les chercheurs. Parmi ces dernières, celle suggérant que Bételgeuse serait sur le point de se transformer en supernova a généré pas mal de débats au sein de la communauté scientifique.

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Mais apparemment, l’étoile que l’on croyait en bonne voie de s’éteindre n’est finalement pas encore prête à former une supernova.

En tout cas, selon le Dr Andrea Dupree du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics on n’en est pas encore là, c’est seulement une éjection de matériaux, qui vont ensuite se retrouver dans l’atmosphère de l’étoile, qui est responsable de cet assombrissement.

Des éruptions créent des nuages qui voilent la lumière de l’étoile

La magnitude de Bételgeuse s’affaiblit temporairement sur des périodes irrégulières. Ce fait a été noté pour la première fois vers 1830. Et récemment, vers la fin de 2019, le phénomène s’est répété et l’on croyait que l’étoile approchait inexorablement de son explosion.

Des observations des émissions UV, réalisées grâce au télescope spatial Hubble de la NASA ont permis de suggérer le raisonnement suivant. Premièrement, de la matière est projetée dans l’atmosphère sur la partie sud-est de la supergéante, les éléments propulsés étant jusqu’à 4 fois plus lumineux que l’éclat normal de l’astre.

Dans un deuxième temps, ces éléments vont se refroidir et former un nuage de poussière qui se répand dans l’atmosphère et forme un écran. Cette masse de poussière absorbe alors une grande partie de la lumière émise et, de notre point de vue, Bételgeuse semblera faiblir.

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Bételgeuse, une étoile qu’on apprend encore à connaître

Pour autant, l’origine de ces éruptions reste imprécise. Épaulé par les télescopes automatiques de l’observatoire STELLA (STELLar Activity), le télescope spatial Hubble suivra les fluctuations atmosphériques de Bételgeuse. Selon le Dr Klaus Strassmeier, astrophysicien responsable de cet observatoire, étudier une surface stellaire dans l’espace n’est possible que quand les cas sont favorables et uniquement avec les meilleurs équipements.

Ces nouvelles observations de l’astre nous guideront pour mieux connaître Bételgeuse et sa dynamique. Pour autant, beaucoup d’informations autour de la supergéante rouge restent cependant incertaines. Ainsi, récemment, on débattait encore sur la distance qui nous sépare de cette étoile.

De ce fait, aussi informatifs que soient ces résultats, cette proposition d’explication reste encore dans la catégorie des théories et ne pourra être prouvée qu’au fur et à mesure qu’on avance dans les recherches. Il faut d’ailleurs souligner que ce n’est pas la première fois que la thèse du nuage de poussière est évoquée. Mais en matière de sciences, rien n’est jamais garanti.

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