Une personne sur dix utiliserait les réseaux sociaux pour se faire valoir

Kapersky Lab a récemment effectué une étude sur les attitudes des internautes avec les réseaux sociaux. Celle-ci a révélé que de nombreux utilisateurs déforment la réalité sur les plateformes virtuelles. Ils essaient d’afficher une meilleure personnalité, autre que celle qu’ils ont en réalité. Certains mentent sur leur véritable identité, d’autres sur leur apparence ou leur lieu de résidence. Il semble que les hommes soient les plus concernés par cette tendance.

Ainsi, un utilisateur sur dix modifie les informations qu’il publie sur les réseaux sociaux afin d’acquérir plus de popularité. Le but serait notamment d’obtenir le maximum de « likes » afin de nourrir l’ego. Pour se faire une meilleure notoriété, ces utilisateurs transforment la réalité et se créent une nouvelle image illusoire d’eux-mêmes.

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Les réseaux sociaux nous donneraient-ils une fausse image de nous-mêmes ?

À priori, ces réseaux devaient être des plateformes de présentation d’un portrait réaliste et honnête. Visiblement, ils sont également utilisés à d’autres fins.

Les hommes sont plus enclins que les femmes

D’après l’étude, les hommes seraient plus enclins à cette tendance que les femmes. Un homme sur dix (plus précisément neuf pour cent des hommes) serait ainsi prêt à poster une photo de lui-même en état de quasi-nudité. À titre de comparaison, seulement cinq pour cent des femmes seraient assez audacieuses pour le faire.

Afin, d’attirer plus de réactions, quinze pour cent des hommes oseraient publier des photos de leurs amis en situations compromettantes. Cependant, les femmes sont moins disposées à publier des photos de leurs camarades en état d’ébriété par exemple.

Seulement huit pour cent d’entre elles en seraient capables.

Recherche de reconnaissance sociale

Ces statistiques démontrent à quel point de nombreux internautes sont en quête de reconnaissance sociale. Certains se sentiraient même contrariés s’ils n’obtiennent pas le nombre de « likes » attendu. Leur principal souci serait de ne pas être appréciés par leurs amis s’ils n’obtiennent pas ces marques symboliques.

Parmi les hommes, 29 % se disent affectés dans le cas où une personne qui leur est proche n’a pas indiqué qu’elle aime leur post. Ainsi, certains utilisateurs seraient prêts à publier des informations gênantes sur leur vie privée pour attirer l’attention des visiteurs.

Ces tendances présentes chez certains internautes peuvent être révélatrices d’un manque de confiance en soi. Il se pourrait également qu’il s’agisse d’une forme de narcissisme, une surestimation de soi. Qui qu’il en soit, ces constats prouvent que les avancées technologiques ont favorisé les préférences pour la virtualité.

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