Des employés de Google demandent à la firme de mettre fin à ses contrats avec la police

De nombreux employés de Google souhaitent que la firme pour laquelle ils travaillent rompe ses contrats avec les forces de l’ordre. C’est l’une des nombreuses conséquences des violences policières qui a provoqué la mort de George Floyd. Pour arriver à leurs fins, depuis la semaine dernière, les salariés font circuler en interne une pétition intitulée « Pas de contrat de police ».

L’initiative a pour but de pousser Google à « prendre de réelles mesures pour démanteler le racisme ». La semaine dernière, le PDG du groupe, Sundar Pichai a annoncé que le géant du web s’engage à accroître le nombre de personnes de couleur aux postes de direction. Google a également fait part de son souhait de soutenir les créateurs d’entreprises afro-américains. La firme envisage d’ailleurs de débourser un fonds de 175 millions de dollars à cette fin.

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Si l’on se fie aux informations publiées sur un compte Twitter lié au mouvement #BlackLivesMatter, le 23 juin 2020, 1600 employés ont déjà signé la pétition.

Les employés veulent que la firme arrête de vendre sa technologie à la police

Les efforts de Google ne semblent pas satisfaisants pour les signataires de la pétition. Ces derniers veulent carrément que le P.D.G. de la firme du Mountain View, Sundar Pichai se décide de ne plus commercialiser la technologie d’intelligence artificielle de Google à la police. Pour les employés qui ont signé la pétition, continuer à collaborer avec la police revient à aider les meurtriers pouvant se cacher dans leurs rangs à être plus efficaces.

Les employés de Google en ont particulièrement après la police de Clarkstown, dans l’état de New-York. La raison en est que la firme a conclu un contrat relatif à l’offre Cloud avec l’institution qui est impliquée dans des surveillances illégales des partisans du mouvement Black Lives Matter.

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Google a rejeté la requête des employés

Google a aussitôt réagi face à la pétition. La firme de Mountain View a rejeté la requête de ses employés et a indiqué dans un communiqué qu’elle ne rompra pas ses contrats avec le gouvernement et les forces de l’ordre. La police va donc continuer à avoir accès aux technologies de Google.

Des mouvements de contestation similaires ont été récemment organisés chez Microsoft et IBM. Contrairement à Google, les deux firmes ont pris en considération les demandes de leurs employés et ont pris la décision d’arrêter de mettre leurs technologies de reconnaissance faciale à la disposition des forces de l’ordre des États-Unis.

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