Une pieuvre de glace repérée dans l’Atlantique

Une pieuvre de verre a été repérée à deux reprises par des chercheurs dans l’océan Pacifique. L’existence de cette créature très rare a été confirmée pour la première fois en 1918.

Connue sous le nom scientifique de Vitreledonella richardi, l’incroyable créature possède une membrane cutanée atypique. Cette dernière est transparente et les organes internes de l’animal sont visibles à l’œil nu. La pieuvre de verre a été repérée à deux reprises à proximité de l’archipel des îles Phoenix, au beau milieu du Pacifique. Les images de cette fantastique espèce d’octopodes sont très rares, car celle-ci évolue à des profondeurs extrêmes. Pour l’étudier, les chercheurs se contentent de trouver ses restes dans l’appareil digestif de ses prédateurs.

De l'eau glacée
Crédits Pixabay

L’équipe de l’Institut océanique Schmidt ne s’attendait pas à faire une telle rencontre en explorant la région des îles Phoenix. « En travaillant avec des scientifiques et des chercheurs locaux, cette expédition est un exemple remarquable des frontières de la science et de l’exploration que nous sommes en mesure de soutenir », a déclaré la fondation australienne dans un communiqué.

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Ce que l’on sait de la pieuvre de verre

Son manteau peut atteindre 11 centimètres de long et l’intégralité du corps mesure jusqu’à 45 centimètres chez les adultes. Les trois paires de tentacules supérieures sont relativement courtes. Chez les spécimens plus jeunes, elles sont à peu près aussi longues que le manteau. Quand la pieuvre atteint l’âge adulte, ses tentacules sont deux à trois fois plus longs que son manteau.

Les ventouses de la pieuvre de verre sont assez petites. Elles sont espacées et disposées en une seule série. Cette caractéristique distingue l’animal des autres espèces d’octopodes. Il se démarque également par ses yeux de petite taille de forme presque rectangulaire. Sa méthode de reproduction est assez particulière. Les embryons se développent à l’intérieur des œufs qui restent dans le corps de la femelle jusqu’à ce qu’ils soient prêts à naître.

« La diffusion en direct des plongées nous donne un aperçu de créatures rarement vues et fascinantes telles que la pieuvre de verre. En fournissant cette plateforme pour approfondir la compréhension de notre océan, nous déclenchons l’imagination tout en aidant à faire avancer les connaissances scientifiques et la protection de notre monde sous-marin », a ajouté l’Institut océanique Schmidt.

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De nouvelles espèces de corail découvertes

L’équipe d’exploration a passé 34 jours à explorer les îles Phoenix, à l’est de Kiribati, cartographiant une superficie totale de près de 30 000 km². À noter que les îles Phoenix constituent l’un des principaux écosystèmes coralliens de la planète. Les chercheurs ont alors consacré une partie de leurs travaux sur le comportement de ces derniers dans leurs milieux naturels.

Ils ont découvert de nouvelles espèces de coraux, dont un corail doré très ramifié. Le robot sous-marin de la fondation australienne a également capturé pour la première fois des images d’un rare requin-baleine, une espèce des eaux profondes vieille de plusieurs millions d’années.