Une pluie d’étoiles filantes qu’il ne fallait pas manquer

Cette année 2019 aura été assez spéciale pour les fans d’astronomie. D’après Esko Lyytinen et Peter Jenniskens, deux chercheurs travaillant respectivement au Finnish Fireball Network et au Ames Research Center, on a pu assister à une pluie d’étoiles filantes qui leur ont permis de voir les traces d’une comète qui brillerait dans l’espace depuis une centaine d’années, dans la nuit du 21 au 22 novembre 2019.

Baptisés alphas Monocérotides (car elles s’orientent dans la direction de la constellation de Monocéros), ces traces seraient, en fait, des débris de poussières qui se sont détachés de la comète en question qui reste jusqu’à ce jour introuvable.

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Ce n’est pas la première fois que cette comète laisse de telles traces de son passage. En 1925, 1935, 1985 et 1995, les alphas Monocérotides de cet astre ont déjà brillé dans le ciel nocturne, offrant à chaque fois un spectacle formidable.

Un passage qui se fait chaque année

D’après les scientifiques, les alphas Monocérotides traversent le ciel chaque année. Toutefois, la plupart du temps, elles ne laissent derrière elles que de petits groupes d’étoiles filantes qui passent souvent inaperçus en raison des variations du mouvement de la Terre.

Lyytinen et Jenniskens ont indiqué que cette année, les choses étaient différentes, car la Terre serait passée à travers les alphas Monocérotides, dans la nuit du 21 au 22 novembre dernier. Selon les estimations de ces deux chercheurs, le spectacle aurait duré environ 40 minutes. Les scientifiques ont indiqué que l’Europe de l’Ouest était la mieux située pour assister au passage des alphas Monocérotides.

Des prévisions qui ont divisé les scientifiques

Ce n’est pas la première fois que Peter Jenniskens prédit le passage des alphas Monocérotides. Il avait déjà fait de même en 1995. Néanmoins, certains scientifiques avaient émis quelques réserves face à ses prévisions. Bill Cooke, le responsable du Meteoroid Environment Office de la NASA, en fait partie.

D’après lui, Jenniskens et Lyytinen ont prédit le passage de ces alphas Monocérotides un peu trop tôt. « Il y aurait pu avoir de grandes chances qu’il n’y ait aucune trace du tout. » a-t-il écrit sur son blog.

Il a indiqué que les calculs auraient pu être faussés étant donné que la comète, qui est l’astre parent de ces alphas Monocérotides, est encore introuvable et que l’intensité de la lumière émise par ces traces de poussières dépend de la taille de l’orbite de la comète en question.