Une récente étude a montré que réduire l’inflammation au niveau du cerveau pourrait permettre de neutraliser la démence

Cela fait maintenant des années que les chercheurs essaient de résoudre le mystère entourant les maladies en rapport avec le cerveau comme la maladie d’Alzheimer et la démence. Au cours des différentes études, il a été montré que l’affaiblissement de la barrière hématocéphalique avec l’âge conduit à une inflammation au niveau du cerveau, et c’est cette inflammation qui provoque les maladies comme la démence ou la maladie d’Alzheimer.

La membrane hématocéphalique est en fait une limite qui empêche les molécules et les organismes infectieux présents dans le sang de pénétrer dans le cerveau.

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On pensait ainsi que comme l’affaiblissement de la membrane hématocéphalique était lié au vieillissement, il n’y avait pas vraiment de solution pour l’arrêter. Toutefois, des recherches effectuées par des scientifiques de l’Université de Californie, de Berkeley et de l’Université de Ben-Gurion pourraient offrir un nouvel espoir aux personnes atteintes de ces maladies. Selon la nouvelle étude, la réduction de l’inflammation du cerveau pourrait être la solution pour éradiquer les effets de ces maladies.

L’article résumant les résultats de ce travail a été publié dans la revue Science Translational Medicine.

Des résultats positifs sur les souris

Les scientifiques ont utilisé des souris séniles pour leurs expérimentations. Celles-ci ont été traitées avec des médicaments spéciaux afin de réduire l’inflammation cérébrale.

Grâce au traitement, les souris séniles ont  à nouveau été capables d’apprendre de nouvelles tâches et il semblerait qu’elles étaient aussi performantes que des souris qui avaient la moitié de leur âge

Les recherches avancent

Les nouveaux résultats confirmeraient également  une hypothèse émise par des chercheurs en 2007. Elle  suggérait l’implication de la protéine sanguine appelée albumine dans le développement de l’inflammation cérébrale.

À l’époque, les chercheurs avaient injecté de l’albumine dans le cerveau de jeunes souris. Une semaine seulement après l’injection, leur cerveau présentait la même hyperexcitabilité et la même susceptibilité aux convulsions que celles de vieux individus. D’après les explications de Daniela Kaufer, une des chercheurs ayant participé à l’étude, ils ont commencé avec des questions relatives au lien entre la plasticité et la barrière hématocéphalique, aux lésions cérébrales traumatiques, et au développement de l’épilepsie. Ensuite, les informations sur ces mécanismes leur ont permis de penser qu’il se produisait la même chose en vieillissant.

Grâce à cette nouvelle étude, on peut espérer que les chercheurs pourront trouver un nouveau traitement pour soigner efficacement la démence et la maladie d’Alzheimer. Il faudra toutefois encore de nombreux tests avant de pouvoir utiliser la nouveau procédé sur l’homme.

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