Une responsable de la sécurité chez Meta a été espionnée en Grèce…

L’espionnage est une pratique courante dans le milieu politique et même les hauts responsables technologiques n’y échappent pas. C’est notamment le cas d’Artemis Seraford, une ancienne responsable de la politique de sécurité chez Meta. Elle aurait été la cible des services de renseignements grecs pour des raisons encore floues.

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Crédit 123RF

Une affaire d’espionnage de plus chez Meta

Le New York Times rapporte que le téléphone d’Artemis Seaford a été piraté et mis sur écoute par l’agence nationale de renseignement grecque. Les faits se sont produits à une époque où elle vivait partiellement en Grèce et travaillait pour Meta. De plus, le logiciel espion Predator aurait servi à réaliser cette opération.

Seaford a pris conscience de la situation quand son nom est apparu en novembre 2022 dans une liste des cibles de logiciels espions. Ensuite, ses craintes ont été confirmées par les chercheurs en cybersécurité de Citizen Lab. Ces derniers ont également déterminé que le téléphone avait été infecté pendant 2 mois à partir de novembre 2021.

En outre, Seaford a été victime d’écoute électronique pendant un an. Son téléphone aurait aussi été mis sur écoute en août 2021 par les services de renseignement nationaux grecs. Il est à noter qu’elle a travaillé pour Meta entre 2020 et 2022. Durant cette période, elle était chargée des questions de politique de sécurité. Ses fonctions l’emmenaient alors à s’entretenir avec les responsables politiques grecs et européens.

Par ailleurs, cette affaire d’espionnage fait suite à un autre scandale qui avait été révélé par Meta en 2021. Environ 50 000 utilisateurs de Facebook et d’Instagram étaient notamment espionnés par des sociétés de « surveillance pour compte d’autrui ». Meta avait également confirmé la suppression de 300 comptes ayant des liens avec Cytrox. Toutefois, aucun détail n’indique que ces deux cas sont liés.

Comment Artemis Seaford a-t-elle été espionnée ?

Le logiciel espion Predator aurait atterri dans le téléphone d’Artemis Seraford après une prise de rendez-vous pour une dose de rappel contre la COVID. Elle avait alors utilisé le portail web du gouvernement grec pour fixer le rendez-vous.

Ensuite, un lien lui a été envoyé pour la confirmation et son appareil a été infecté après avoir cliqué dessus. Selon le Times, le nom de l’expéditeur semblait être celui de l’agence nationale des vaccins. En plus, l’URL intégrée était une imitation de celle de la plateforme de vaccination.

Par ailleurs, les raisons de cette opération d’espionnage sont inconnues même pour la victime. Dans la foulée, Seaford a déposé une plainte à Athènes contre les inconnus responsables de l’attaque. Elle a également demandé une enquête pour déterminer si l’agence nationale de renseignement grecque avait effectivement mis son téléphone sur écoute.

Tout savoir sur le logiciel Predator

Predator est un logiciel espion développé par la société Cyrtrox basée en Macédoine du Nord. Il fonctionne notamment comme le programme Pegasus qui peut surveiller les SMS, les appels, les photos et les vidéos depuis le téléphone de la cible.

Toutefois, leur mode opératoire diffère, car Predator peut infecter un téléphone via un lien. Par contre, Pegasus est capable d’infiltrer un appareil tout simplement avec un appel. En outre, Predator était utilisé autrefois pour cibler les opposants au gouvernement ainsi que les journalistes.

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