Une ancienne sonde soviétique va bientôt s’écraser sur la Terre

Cosmos 482 a quitté la surface de notre planète le 31 mars 1972. Fruit du savoir-faire de l’Union soviétique, la sonde s’inscrivait dans le programme Venera et elle avait principalement pour but d’atteindre et d’explorer Vénus. Le destin en a cependant décidé tout autrement. L’appareil n’a en effet jamais réussi à quitter l’orbite basse terrestre.

Cosmos 482 a échappé à la gravité terrestre grâce à la puissance des moteurs du lanceur Molniya, un lanceur développé au tout début des années 60 à partir de la fusée Vostok.

Sauver Terre

À l’origine, ce lanceur avait pour mission de permettre à l’Union soviétique d’atteindre d’autres planètes du système solaire. Mars et Vénus faisaient tous deux partie de la liste.

Cosmos 482, une sonde qui était censée atteindre Vénus

Après avoir atteint une orbite d’attente, la sonde a tenté d’emprunter la trajectoire définie par l’agence spatiale russe. Une trajectoire qui était censée la mettre sur la route menant à Vénus. L’opération a malheureusement été un échec et l’appareil s’est brisé en quatre morceaux.

D’après l’enquête menée durant les années suivantes par l’Union soviétique, l’échec de la mission était imputable à une minuterie mal réglée. L’étage Blok L se serait arrêté trop tôt, empêchant par la même occasion la sonde de quitter l’orbite de notre belle planète.

Deux des morceaux de la sonde se sont désintégrés partiellement dans l’atmosphère terrestre, mais des sphères métalliques de trente-huit centimètres de diamètre ont frappé la surface de notre planète, dans une région reculée de la Nouvelle-Zélande. À l’époque, le gouvernement russe n’avait pas reconnu son implication.

Un troisième débris s’est abîmé dans notre atmosphère au tout début des années 80. Le quatrième, lui, continue à se promener au-dessus de nos têtes. Il a même été aperçu en 2011 par un astronome néerlandais.

Le dernier débris ne va pas tarder à retomber vers la Terre

Selon Space, le dernier débris de Cosmos 482 ne devrait cependant pas rester indéfiniment dans l’orbite terrestre. En réalité, d’après Thomas Dorman, ce dernier fragment devrait retomber vers la Terre avant la fin de cette année.

Et c’est un problème. C’est un problème, car le débris en question est en réalité la capsule de Cosmos 482, une capsule conçue spécialement pour résister à une entrée dans l’atmosphère vénusienne, une capsule qui ne devrait donc pas se désintégrer en retombant vers notre planète.

Si la capsule en question est équipée de parachute, Dorman ne pense pas que ces derniers pourront se déployer. Les piles utilisées pour alimenter le mécanisme doivent en effet être totalement vides à présent.

Pour le moment, il est impossible de déterminer la trajectoire que va emprunter cette sonde. En revanche, elle est susceptible d’occasionner des dommages puisque la sonde pèse environ cinq cents kilogrammes.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette histoire n’est pas un cas isolé. En réalité, on dénombre des milliers de débris flottant dans l’orbite terrestre et certains d’entre eux mesurent même plus de 10 centimètres, ce qui les rend extrêmement dangereux.

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