Une source de terres rares a été trouvée au Japon

Les terres rares sont des minéraux aux propriétés exceptionnelles qui sont le plus souvent utilisées dans la fabrication des produits high-tech. Plus précisément, le terme « terres rares » désigne dix-sept métaux : l’Yttrium (Y), le Scandium (Sc) et ce qu’on appelle les quinze lanthanides, composés par le Lutécium (Lu), l’Erbium (Er), le Gadolinium (Gd), le Thulium (Tm), l’Holmium (Ho), le Cérium (Ce), la Lanthane (La), l’Europium (Eu), la Praséodyme (Pr), le Samarium (Sm), la Néodyme(Nd), le Prométhium (Pm), l’Ytterbium (Yb), le Dysprosium (Dy) et le Terbium (Tb).

Les terres rares (ETR) sont divisées en deux groupes : il y a les terres rares dites lourdes et les terres rares dites légères.

Leurs propriétés catalytiques, électroniques, magnétiques et optiques font que ces terres rares sont des éléments très précieux pour les industries utilisant des technologies de pointe telles que l’industrie automobile, l’industrie aéronautique, etc. Le problème est que ces dernières années, la demande aux terres rares a monté en flèche au point que l’on craint une pénurie en approvisionnement de ces matériaux.

Heureusement, des scientifiques ont découvert en 2013 des boues d’eau profonde riches en terres rares dans l’ouest du Pacifique, près de l’île de Minamitorishima, au Japon.

Une boue riche en terres rares et en éléments radioactifs

L’Agence japonaise des sciences et de la technologie marine et terrestre a mené six croisières dans la ZEE ou zone économique exclusive japonaise entourant l’île Minamitorisha, aussi connue sous le nom d’île Marcus, dans laquelle a été trouvée une boue très riche en terres rares. Concrètement, ces sédiments contiendraient deux milles à plus de cinq mille parties par million de terres rares.

En analysant cette boue, les scientifiques ont pu découvrir qu’elle détenait de rares éléments radioactifs comme l’Uranium (U) et le Thorium (Th) ainsi que des terres rares lourdes en très grande quantité. Les chercheurs ont décidé de collaborer avec l’industrie, les universités et le gouvernement japonais pour évaluer plus exactement la teneur de cette boue en terres rares.

Cent cinq kilomètres carrés de terres rares à exploiter

Pour estimer le potentiel en ressources de cette boue, les experts ont utilisé le logiciel du SIG (Système d’Information Géographique) et ont proposé des techniques de traitement des minéraux pour augmenter leur valeur économique.

La quantité de ressources a été estimée à 1,2 Mt d’oxyde de terres rares pour la zone la plus prometteuse, soit dans un périmètre de 105 kilomètres carrés, ce qui représente une offre pouvant couvrir plus de trente ans de demande mondiale en terres rares, surtout pour l’Yttrium, l’Europium (Eu), le Terbium (Tb) et le Dysprosium (Dy).